Let go

Dans la catégorie: Misc — kwyxz le 17/10/14 à 18:19

Dans quelques semaines ce blog aura douze ans et c’est peu de dire que depuis une poignée d’années je n’y écris plus grand chose. Délaissé au profit de Facebook pour les posts de liens, au profit de Twitter pour les petites phrases, c’est d’autant plus dommage que je n’ai pas grand pouvoir sur les contenus que je dépose sur ces deux sites, tandis que tout ce qui est écrit ici est soigneusement archivé, conservé, détenu par mes soins.

Mais après tout, aurai-je vraiment envie de relire dans dix ans les conneries que je déposais ici ?

Facebook me permet un meilleur contrôle. Ayant toujours eu une politique assez rigoureuse d’ajout de contacts, je sais à qui je m’adresse lorsque j’y écris quelque chose d’un peu personnel. Idem pour les photos que j’y uploade. Twitter m’offre une plus large audience mais si elle est composée d’amis, elle l’est aussi d’inconnus, d’anonymes et, ne nous le cachons pas, de gens qui pour une raison X ou Y ne m’aiment pas.

Gaming Since 198x souffre d’un manque assez criant d’updates également, la faute m’en incombant en priorité. Quand même le rédac chef ne touche plus trop aux jeux vidéo depuis des mois, difficile pour ses troupes de se motiver. Si je cherchais l’audience, j’enverrais des piges à Gamekult.

Finalement, ma personnalité numérique est le reflet de mon être. Je traverse une période difficile, qui va m’amener à faire des choix douloureux concernant mon avenir. Je ne sais toujours pas trop où tout ceci va me mener, et je me pose des milliers de questions. Ai-je envie de les étaler sur la place publique ? Pas nécessairement. Serais-je, en douze ans, devenu plus pudique ? Peut-être. Plus prudent avec l’image que je donne, certainement.

Je ne compte toujours pas fermer ce blog. Quitte à l’updater une fois tous les dix ans.

Qui l’eut cru ?

Dans la catégorie: Misc — kwyxz le 18/09/14 à 0:32

Ne faire que quatre repas en l’espace de cinq jours permet de perdre cinq kilos.

Gare ta gueule

Dans la catégorie: Misc — kwyxz le 25/11/13 à 10:13

Ça fait vingt-et-un mois que je me suis installé à Los Angeles. Le temps est passé à une vitesse… avant de partir, j’ai entendu des avis divers et variés sur la ville provenant notamment d’amis ayant effectué un passage dans le coin lors d’un séjour en Californie. Je n’ai pas compté le nombre de fois où on m’a vanté les mérites de San Francisco avant de finir par un commentaire désabusé sur la nullité de Los Angeles, sans parler de sa mocheté, tu te rends pas compte y’a rien à faire et il faut conduire tout le temps, bref.

L’expérience que ces gens ont de Los Angeles, je la compare à celle d’un touriste étranger qui monterait en haut de la Tour Eiffel, dînerait tous les soirs dans un restau autour de la rue de la Huchette et finirait à Disneyland. Effectivement, dans ces conditions, Los Angeles c’est nul, mais comme n’importe quelle ville : quand un patelin a une superficie de 1302 km², difficile de pouvoir doctement affimer que tout est moche nul et qu’il n’y a rien à y faire.

Mais s’il y a bien un truc qui est complètement à chier à Los Angeles, et dont personne ne vous parle jamais, quelque chose qui en plus est vraiment spécifique à la ville elle-même et qu’on ne voit quasiment nulle part ailleurs aux USA, c’est le foutage de gueule généralisé que représente le stationnement.

Parce que oui, conduire dans les embouteillages c’est relou j’en conviens, mais une fois qu’on connaît un peu le coin et qu’on a un GPS pas trop con on évite la plupart des bouchons. Et même si ça peut paraître difficile à croire, conduire dans Los Angeles c’est agréable : les routes sont larges, il y a plein de voies qui facilitent le trafic, certaines règles du code de la route sont vraiment pas connes et optimisent la circulation, les gens conduisent comme des pieds mais sont cool, bref, le problème il ne se situe pas dans la conduite. Il se situe dans le garage.

Si vous regardez Louie, la super série de Louis CK sur FX, vous vous souvenez peut-être de cette scène hilarante dans laquelle il essaie de décrypter un panneau de signalisation new-yorkais proche de l’incompréhensible. Eh bien j’ai le plaisir de vous informer qu’à Los Angeles ces panneaux sont partout. Non contents de donner des horaires de stationnement autorisé ou interdit, ils précisent aussi parfois des jours bien spécifiques, annoncent les jours de nettoyage des rues (il est donc interdit de se garer) et lorsqu’on pense être en règle après avoir rapidement scanné le panneau, on se rend compte que la zone toute entière exige la détention d’un permis de parking réservé aux riverains pour pouvoir abandonner son véhicule ne serait-ce que dix minutes.

Mais décrypter le panneau ne permet pas toujours de s’en sortir : les places de street parking gratuit sont parfois tellement rares qu’il devient nécessaire de s’en remettre à un valet, comprenez un mexicain sous-payé qui, dans le meilleur des cas, va la garer dans un parking payant (vous payez d’entrée le prix du parking, puis vous filez un pourboire au valet pour le payer lui) mais dans le pire des cas va juste faire dix fois le tour du pâté de maisons avec votre voiture pour la garer pour vous dans la rue.

Pas de valet à l’horizon ? Les parkings payants vous tendent les bras… mais la moitié sont gérés à la débrouille. Si la plupart des centres commerciaux fonctionnent au ticket avec distributeur prenant la carte de crédit, c’est loin d’être le cas d’un paquet d’autres lieux. Quand vous venez de lacher $80 dans une place de concert, vous êtes ravi de débarquer devant la salle et de découvrir que le parking “officiel” du site ne prend que du cash, et vous facture $25, pépouze. Il faut dire que la friche en face gérée par des latinos a augmenté ses tarifs, passant de $20 pré-affluence à un superbe $40. Parfois il suffit de conduire deux pâtés de maison plus loin pour trouver du street parking… mais parfois non. Autant dire qu’avant de se rendre où que ce soit, il vaut mieux avoir du liquide sur soi.

Terminons avec ces malheureux qui, par souci d’économie, décident de ne pas prendre de place de parking avec leur appartement… en fonction du quartier, ils gagnent donc le droit de tourner en rond à la recherche d’une place pendant de longues minutes, quand ce n’est pas des heures pour finir par se garer à vingt minutes à pied. Et devoir se relever à l’aube histoire de déplacer la voiture en cas de nettoyage de la rue le lendemain matin… parce que la police ne déconne pas : fréquemment les flics font le pied de grue devant les parcmètres et à la première seconde de dépassement, crac, amende. Et dans le pire des cas, la dépanneuse arrive très vite pour vous envoyer à la fourrière, et là ça peut monter vite très cher. Mais là, c’est pareil à Paris, pour une fois.

Ho ! Un update !

Dans la catégorie: Misc — kwyxz le 3/11/12 à 1:27

Avec la multiplication des espaces d’expression, forcément, les occasions d’écrire ici se font plus rares. Entre Twitter, Facebook, SensCritique et 198x (qui fête ses cinq ans au passage), on s’éparpille.

Mais je reste l’éternel râleur qui il y a dix ans a décidé que ses tergiversations étaient tellement passionnantes qu’elles se devaient d’être publiques. Alors même si j’écris moins ici, je reste attaché à l’endroit. Et je ne vois pas de raisons de ne pas continuer. Joyeux anniversaire !

Allo ? Restos

Dans la catégorie: Misc — kwyxz le 22/02/12 à 18:29

Traditionnellement, quand j’entends “Restos du Cœur”, je pense à Coluche.

Coluche, le mec qui un jour en a eu marre d’en voir d’autres crever la dalle dans la rue, et qui s’est dit que ce serait bien de leur filer un coup de main. Le mec qui serait probablement consterné de voir, tant d’années après leur création, des Restos toujours plus remplis chaque année. Énervé de voir un Président de la République en exercice, qui n’a eu de cesse de créer de nouveaux pauvres, visiter un des Restos et déclarer, avec le ton compassionnel du type qui n’en a rien à foutre, à quel point le boulot que les bénévoles y font est formidable.

Et c’est vrai : le boulot qu’ils font est formidable. Le vrai malheur, c’est que pour les gouvernements successifs les Restos sont une excuse facile pour ne pas trop donner dans le social. Pourquoi s’en donner la peine ? Les Restos s’occuperont des démunis. L’État qui protège, c’est surtout pour les potes du Président.

Puisque cette année la simple rédaction d’une note de blog est synonyme de dix repas offerts, voici : si cette initiative est un succès, avec un peu de chance, l’an prochain on n’aura pas à se voir infliger un concert ou un disque des Enfoirés. Et rien que pour ça, ça vaut le coup.

Tout doit disparaître

Dans la catégorie: Misc — kwyxz le 7/02/12 à 1:08

Oyez, oyez. Je vends les meubles IKEA suivants plus rien, merci à tous pour les retweets !

Une table basse Ramvik à 50€ en très bon état vendue à Trolol

Ramvik

Un meuble TV dont le nom m’échappe à 20€ en bon état adjugé à XiBe

Meuble TV

Un futon Massum à 30€ en bon état (quelques taches sur la housse) vendu à Marie

Et puis le prix reste négociable… Remise en mains propres sur Paris, attention le Ramvik pèse son poids. Photos évidemment non contractuelles mais globalement ça ressemble fort à ça.

Petits conseils à toi le jeune qui te prends pour Ryan Gosling

Dans la catégorie: Misc — kwyxz le 20/12/11 à 9:43

Toi, là, le jeune, tu viens de voir Drive et tu es encore tout émoustillé, ne mens pas, tous les jours je vois des gens partager le morceau de Kavinsky sur Facebook, tu sais ce réseau social peuplé de gens sympathiques qui ont environ 3 mois de retard sur les liens qu’on peut trouver sur Twitter. Tu as bien aimé voir Ryan Gosling conduire dans les rues de Los Angeles ?

J’ai quelque chose pour toi

Oh pas grand chose, juste quelques petites infos et conseils qui te sauveront la vie quand tu achèteras ta première Chevy Malibu et que tu porteras un blouson de cuir blanc.

On tourne à droite aux feux rouges en cédant le passage

Eh oui, pas besoin d’attendre que le feu passe au vert à un carrefour pour pouvoir tourner à droite. À de très rares exceptions près, il suffit de céder le passage gentiment aux gens qui arrivent de la gauche, faire attention à ne pas écrabouiller un piéton, et hop, on peut tourner. C’est pas idiot et ça aide à éviter la formation d’embouteillages aux feux rouges.

On se colle sur la file du milieu quand on veut tourner à gauche

Là encore, c’est pratique, il y a une file centrale qui alternativement sert aux deux sens de circulation. À mi-chemin entre deux feux, la file change de direction, et hop, on se colle là lorsque l’on veut tourner à gauche. Ça permet d’éviter d’encombrer les files principales (y’en a souvent deux, parfois trois, parfois quatre, et parfois ça varie sur le même boulevard)

Les piétons ont tendance à s’engager même s’il y a des voitures

Ici on respecte la règle de base: le piéton est toujours prioritaire, et surtout s’il est sur un passage protégé… Il ne sera donc pas rare, pour ne pas dire quasi systématique, de voir des gens piler pour laisser passer quelqu’un même sur une deux fois trois voies. Un truc absolument inimaginable à Paris où personne ne laissera jamais passer un bipède, faut pas déconner non plus, voiture contre piéton c’est voiture qui gagne donc voiture passe.

Les Californiens sont cools au volant

Évidemment pas tous, mais franchement, c’est p’tet le premier truc qui frappe quand on a connu les cinglés psychopathes de Paris, le genre à klaxonner et à avouer toutes les choses qu’ils auraient envie de faire à ta mère si tu ne démarres pas au quart de seconde quand les feux passent au vert. Non, en Californie, ou tout du moins à Los Angeles, ou L.A. comme disent les jeunes, on n’en a rien à foutre, on sait prendre son temps, de toute façon si on est pas bloqué là on le sera plus tard donc c’est pas bien grave. Ces mecs sont vraiment décontracte, on sent vraiment que conduire c’est pas trop un sujet de stress pour eux vu qu’ils le font tout le temps, mais il y a un contrecoup…

Les Californiens conduisent comme des tanches

Bien sûr pas tous, mais on voit de ces trucs ! Et vas-y que je te grille la priorité en tournant à droite, que je fais des demi-tours n’importe où, que je déboite sur la Freeway pour doubler à droite, à gauche, dans tous les sens, le tout sans jamais mettre de clignotant… le code de la route ici c’est surtout un concept, un truc dont on a vaguement entendu parler avant de passer le permis… Mais s’il conduit comme une tanche, le californien est au courant que ses congénères ne font pas mieux, alors il reste prudent, et de toute façon il reste cool même s’il vient de se prendre une petite queue de poisson des familles… Zen je vous dis.

Les parkings à Valet sont légion

Privilège réservé aux établissement bourgeois à Paris, ici le Valet de parking est très souvent hispanique, sous-payé, mais s’occupera de garer les voitures des clients du moindre petit établissement supérieur au fast food. Quand on voit ce genre de jobs, on comprend mieux comment pendant des années le chômage aux USA n’était pas un vrai problème.

Les feux sont de l’autre côté de la route

Ça n’a l’air de rien comme ça, mais c’est assez perturbant au début. Où doit-on regarder ? C’est lequel le feu qui concerne ma file ? On a vite fait de s’y perdre, et puis finalement on se dit que si ces tanches qui conduisent n’importe comment y arrivent on va bien finir par s’en sortir.

Il y a tout le temps des embouteillages sur les autoroutes

Et ça, Ryan, il est malin, il l’a bien compris : il n’en prend jamais dans Drive, sauf de nuit quand elles sont désertes. Parce que de jour, non, franchement ce serait vraiment trop idiot de prendre une autoroute pour y rouler à trois centimètres de l’heure. En cas de doute, revoir le début du film Chûte Libre (Falling Down) permet de se faire une idée. Aux heures de commuting (les horaires où tout le monde se rend au travail) c’est vraiment comme ça.

Et voilà

Avec ces quelques conseils simples, tu vas pouvoir rouler des mécaniques ! Mais attention, n’oublie pas un détail: la vitesse max autorisée en ville, et sur certains tronçons de “voie rapide” uniquement, c’est 40 Mph (environ 65 km/h). Ça calme, hein ? Sinon ça sera 35 Mph (56 km/h)sur les très grands boulevards, 30 Mph (48 km/h) sur les boulevards un peu plus petits, et 25 Mph (40 km/h) dans les zones peuplées, comme Main Street à Venice par exemple. Ouais, difficile de se prendre pour Fangio dans ces conditions, bah, il suffit d’un toit ouvrant et d’avoir les cheveux aux vent pour avoir des sensations. Allez, salut la jeunesse !

Quand j’étais petit

Dans la catégorie: Misc — kwyxz le 18/10/11 à 11:51

Quand j’étais petit, je jouais aux billes dans la cour de récré de mon école primaire, comme tout le monde à l’époque. On jouait aussi au foot chacun pour sa peau et celui qui réussissait à faire passer le ballon entre deux poteaux du préau passait gardien de but. On collectionnait les vignettes Panini, et celles des Chevaliers du Zodiaque qui brillaient se monnayaient assez cher puisqu’on les échangeait contre quatre vignettes “normales”, une vraie économie parallèle. On jouait au baby-foot avec une balle de tennis, pour pas avoir à payer la partie. On escaladait un grand blockhaus devant l’école et on furetait à l’intérieur, à la fois amusés et intrigués par ce gros bloc de béton dont on ne comprenait pas bien la signification. À l’époque, je croyais qu’il y en avait partout, parce que j’en voyais partout dans ma ville.

Quand j’étais petit j’ai mis une claque à un ophtalmo. Une bonne grosse beigne. Ma mère ne m’avait même pas disputé parce que le type était vraiment désagréable.

Quand j’étais petit, j’ai joué au milieu d’un centre gériatrique, mon père travaille dans le domaine de la santé et j’ai souvent habité des logements de fonction situés au sein même d’établissements hospitaliers. Cette fois-là c’était avec des figurines G.I. Joe un peu particulières parce que la peau d’un de mes personnages changeait de couleur au soleil pour prendre une jolie teinte bleu-gris. J’ai entendu un grand cri et une vieille dame venait d’atterrir sur la pelouse à quelques mètres de moi après un saut du troisième étage. Indemne.

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