Escaliers et barils

Dans la catégorie: It's a mad world,Mind food — kwyxz le 5/03/12 à 20:49

J’entends des cris, des applaudissements et des rires, de toute façon je dois partir bosser donc autant y aller pour voir l’origine de ce vacarme. Je vois un petit groupe de gens, hurlant des encouragements, levant les bras au ciel, tandis qu’ils observent la façade du Cadillac Hotel. Et puis je distingue une équipe de tournage, des micros, des caméras, je vois un fauteuil avec un carton “Donald Sutherland”, je reconnais Rob McElhenney à une fenêtre, et là je comprends pourquoi les gens rigolent.

Donkey Kong
Donkey Kong 2

Just another normal day in Venice, then.

Addendum: apparemment c’est le tournage de ceci.

Des bulles dans le cerveau

Dans la catégorie: Mind food — kwyxz le 1/02/10 à 1:58

C’est d’un pas ferme et décidé que nous nous rendons au Cinéma Publicis, déjà remontés de n’avoir pu faire partie de l’expédition du jeudi pour cause d’emploi du temps surchargé. Légèrement stressés tout de même: nous ignorons si le passe UGC est accepté et l’idée de payer 10 Euros pour ça nous inquiète quelque peu, et il va s’agir de garder la face en demandant à la caissière nos deux tickets. Planqués derrière un énorme sourire de façade nous demandons nos billets et jouons la carte humour: “Alors, on est les seuls ?” Réponse négative, il y a déjà une personne à l’intérieur qui s’avèrera, selon toute vraisemblance, être une touriste japonaise égarée. Et puis une fois les pubs et les trailers passés (“oh, Wes Anderson sort un film d’animation ! Oh, un nouveau Rin Taro, ça faisait des siècles que j’en avais pas vu”) la lumière s’éteint, et c’est le début.

Le début d’un calvaire d’environ 90 minutes.

Tout commence par deux gags “hommages” tellement appuyés et lourds qu’ils en deviennent presque grossiers. Très très vite le jeu d’acteur de Lagaf révèle ses limites et nous avons chronométré mon premier facepalm à environ quatre minutes. “Mais pourquoi il fait ça ? Pourquoi ?” les plans sans intérêt n’apportant RIEN à l’intrigue et ne servant strictement à rien se succèdent. Ma partenaire d’infortune remarque que les 20 premières minutes du film empilent tellement de clichés que l’on pourrait remplir les archives de la BNF avec. Le commissaire de Police inspiré de Taxi mais encore plus caricatural provoque la pitié lorsque nous découvrons qu’il s’agit de JC, personnage principal du culte Dikkenek

Les mauvaises blagues Carambar fusent (“plus concentré que moi y’a que le lait”, “t’as grillé ma couverture ! – alors prends une couette !”). Le personnage principal, interprèté par Philippe Cura (le gros dur de Caméra Café), a l’air presque aussi effrayé que nous au vu de ce qui est en train de se dérouler (il doit comprendre qu’il est en train de mettre un terme définitif à toute éventuelle carrière cinématographique future). L’histoire est sans aucun intérêt: un agent secret au flingue facile se retrouve malgré lui affublé d’une espèce de tocard animateur du télé-achat lors d’une opération visant à neutraliser une transaction entre gangsters. Félicitations à Bibi Naceri, Chris Nahon et l’anonyme Frédéric B d’avoir accouché d’un truc aussi original. Le montage est catastrophique, les angles de vue hasardeux, toute notion de mise en scène absente: le réalisateur Cyril Sebas s’est déjà illustré en commettant Gomes & Tavares, une pointure. Au terme d’un dialogue d’une rare intensité Lagaf lache la locution suivante:

“Compote de cul et salade de langue”

Nous nous regardons interloqués.

“Compote de cul”

Il a bien dit “compote de cul”. Alors qu’un fou-rire nerveux nous prend, un premier spectateur quitte la salle tandis qu’à l’écran se déroule une frénétique course-poursuite entre deux voiturettes de golf. Vous avez bien lu. Et c’est alors qu’apparaissent les vrais méchants de l’histoire. Afin de facilement les reconnaître ils sont tous habillés en noir et l’un d’entre eux porte un tshirt CCCP. La précision n’est pas inutile vu que le principal méchant parle parfaitement bien le français quand il oublie de simuler un accent russe (les trois quarts du temps). Normal, puisque l’acteur est français (et je découvre à l’instant que nous avons une connaissance commune sur Facebook, je viens de perdre une amie). Sinon il y a aussi Ken Samuels (l’américain de OSS 117 2) qui cachetonne en incarnant un… américain caricatural.

Alors qu’ils s’enfuient nos héros décident de plonger dans un étang de taille relativement modeste à l’eau verdâtre, ce qui n’empêche pas les méchants de les perdre de vue notamment lorsqu’après un facile 300m en apnée ils ressortent hagards. Curieusement pendant cette traversée on a droit à des prises de vue sous-marines montrant des poissons. Jamais les deux fuyards, non, juste des poissons dans une eau bleue comme une camionette EDF, comme s’ils avaient piqué des stocks shots de chez Cousteau histoire de faire genre. Nous commençons à nous liquéfier sur notre fauteuil. Alors que le gros dur mais gentil quand même déclare à une autre gentille qu’en fait il n’est pas prothésiste dentaire, une musique lancinante façon mélo finit de nous achever et je tente de prendre la fuite en rampant sur les coudes. Mais puisque je me devais de rester jusqu’au bout je me hisse péniblement sur mon siège pour assister au clou du spectacle: un final sans queue ni tête, n’ayant ni cohérence ni justification et surtout strictement aucun intérêt. Ce n’est ni drôle ni distrayant, il n’y a aucune once de suspense, ça dégouline de bons sentiments foireux avec les gentilles racailles qui aident les gentils policiers. Plus qu’à subir le générique de fin et nous serons libres !

Alors que nous quittons enfin la salle, le type du cinéma chargé de nettoyer les éventuels détritus laissés par les spectateurs nous demande si c’est si mauvais que ça. Sur le coup les mots me manquent. Le dossier de presse explique: « J’étais à un moment de ma vie professionnelle où j’aspirais à faire autre chose. Ma première idée du film était de mettre en scène un animateur populaire d’access prime time. Tout le monde le prend pour le plus gentil de la Terre mais une fois les projecteurs éteints, l’animateur se transforme en tueur à gages. Je voulais vraiment interpréter un personnage dur, un salaud. Mais on m’a prévenu : “Ça y est toi aussi, tu veux faire ton Tchao Pantin” ». Eh bin je peux vous rassurer, ça n’a RIEN À VOIR avec Tchao Pantin.

Je ne suis pas d’accord avec Nanarland, ce film n’est pas un nanar, un nanar est un mauvais film sympathique, Le Baltringue n’est pas sympathique, c’est une insulte à l’intelligence humaine, dire qu’ils se sont mis à quatre pour écrire un truc pareil, c’est un viol collectif de cerveau d’une heure trente, ce n’est pas drôle, ce n’est pas bien filmé, ce n’est pas bien écrit, ce n’est pas bien joué, ce n’est même pas distrayant, ça n’a d’intérêt que lorsque l’on veut éprouver son échelle de valeurs (un anonyme au pseudonyme avenant de raggal a déclaré vouloir réévaluer tous les films auxquels il a mis 1/10 l’an dernier histoire que ceux-ci aient au final plus que Le Baltringue, c’est dire) et quand bien même, c’est dur, très très dur.

ACHIEVEMENT UNLOCKED: compote de cul.

La critique ciné de Brazil…

Dans la catégorie: Mind food — kwyxz le 8/07/09 à 15:37

… sur le film Girlfriend Experience de Steven Soderbergh se termine quand même par: « Un film à voir et à méditer qui révèle une nouvelle facette du talent de Steven Soderbergh et une jeune comédienne iconoclaste, Sasha Grey. »

Iconoclaste c’est vraiment le dernier mot auquel j’aurais pensé pour parler de Sasha Grey (lien interdit aux mineurs, allez ouste).

Traquenardor

Dans la catégorie: Mind food,Monte le son — kwyxz le 3/03/09 à 13:59

Je serais de toute façon allé voir Terminator 4 (on est fanboy Terminator ou on ne l’est pas) mais en prime coller du Nine Inch Nails sur le dernier trailer pour s’en assurer c’est vraiment fourbe.

C’est vraiment la première fois de ma vie que je suis impatient de voir un film de McG.

Being W

Dans la catégorie: Gratuit³,Mind food — kwyxz le 25/09/08 à 11:40

Nous arrivons à 20h30 pile (ou presque) dans les luxueux locaux de Luc où l’accueil est sympathique et une petit collation nous est offerte. Je discute avec Naque en attendant le début de la projection tout en grapillant les quelques restes de petits fours et en savourant ce petit vin blanc ma foi pas mauvais du tout. Une fois le reste des convives arrivés, nous descendons à la salle de projection et nous installons un peu à la sauvette sur des chaises (les premiers à être descendus ont eu des canapés et des fauteuils confortables, salauds !) et commence le film, Being W, nouveau long-métrage des duettistes Michel Royer et Karl Zéro, qui après Dans la peau de Jacques Chirac propose de se placer dans celle de George Walker Bush.

Si au premier abord le film fait, en raison de son sujet, penser au Fahrenheit 9/11 de Michael Moore, il en évite assez facilement les travers. Ni un pamphlet ni une charge, Being W est une tentative d’analyse du mode de pensée de George W. Bush. Comment raisonne ce type ? Quels sont ses buts ? Est-il aussi stupide qu’il le laisse paraître ? La démarche est intéressante et le résultat effrayant: il faut le voir annoncer tous sourires, durant ses voeux de Noël en décembre 2001, que l’année passée à été fantastique. En fait, si vous avez déjà vu plusieurs documentaires sur W., ne vous attendez pas à en apprendre des tonnes: là n’est pas le but. Il vaut mieux être prévenu pour ne pas être déçu.

Après la projection a eu lieu une intéressante discussion avec les deux réalisateurs. Et s’il y avait des gens pour en douter, Michel Royer et Karl Zéro sont des mecs sympa et humbles avec qui il est très agréable de discuter.

Merci donc à Michel, Karl, tout le monde à EuropaCorp et Tribeca, of course.

La fin du Monde est pour bientôt

Dans la catégorie: Mind food — kwyxz le 25/06/08 à 8:28
DragonBall the movie

We meet again, Dr Jones

Dans la catégorie: Gratuit³,Mind food — kwyxz le 21/05/08 à 18:57

Nouvel épisode de nos folles aventures au pays de LG. Cette fois-ci c’était le Secret, téléphone haut de gamme, qui nous était proposé, avec toujours des animations sympa et toujours des petits fours chelous mais bons et de l’alcool qui fait mal à la tête le lendemain.

L’objet est très chouette, belles lignes, design et prise en main agréables, niveau features il y a à peu près tout ce qu’on peut espérer d’un téléphone de cette trempe (il y a même un appareil photo 5 Megapixels), et pour les jeux on trouve le détail qui tue: un accéléromètre qui permet de jouer aux petits jeux comme si on jouait sur une Wii. Bon, y’a juste un souci, c’est que quand on remue le téléphone l’écran remue avec, donc on ne voit plus ce qu’on fait, mais on ne peut pas tout avoir. Mais, parce qu’il y a un mais, ce téléphone souffre à mes yeux strictement du même défaut que les précédents produits LG que j’ai été amené à tester: l’UI est toujours aussi déplorable. Que ce soient les boutons tactiles pas clairement séparés de l’écran (ce qui fait qu’on a tendance à vouloir appuyer directement sur l’écran, qui, lui, n’est pas tactile) ou bien carrément de l’interface des menus (austère et peu engageante) on est loin, très loin de l’iPhone, et pour tout dire à peine au niveau de Symbian. C’est vraiment dommage parce que le hard est soigné, il y a un réel effort à faire côté UI chez LG.

La surprise de la soirée, c’est quand Bap nous annonce qu’il nous a dégotté des places pour la séance de 0h15 d’Indiana Jones IV au Max Linder, c’est donc tout guillerets que nous y partons après n’avoir, une fois de plus, rien gagné aux différents jeux (pas de bol :/). Dommage que le film ne tienne pas ses promesses.

En bref, encore une chouette soirée, merci une fois de plus à Fleur pour nous avoir invités, à LG pour nous avoir arrosés, à Bap pour nous avoir fait la surprise, et à la prochaine.

Y’a de l’idée

Dans la catégorie: Humeur,Mind food — kwyxz le 19/05/08 à 0:46

OMG

Mais c’est une mauvaise idée.

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