In defense of the Orly IT Team

Dans la catégorie: Geekeries — kwyxz le 13/11/15 à 20:19

Un article en anglais, parce que publié initialement sur Facebook, mais je me suis dit que ça ne ferait pas de mal de le reproduire ici.

The story of the Orly Airport glitch is now trending on Facebook, I already addressed it on Twitter yesterday but feel like I could spend a few minutes talking about it as well here. As some of you may know, a glitch in the weather monitoring system grounded planes for a while and it became a big story because, as reported by newspaper Le Canard Enchaîné, the system is running Windows 3.1, an OS that came out in 1992. Hence, news media around the world are now jokingly writing about it. Ha-ha! Windows 3.1! Ha-ha!

I love Le Canard Enchaîné. They possibly are the very last newspaper in France to actively do investigative journalism. They are immensely respected in the french media, and their articles are most often quoted by every other news outlet without any question. The problem is, I’ve come to realize that every time they write about IT they sadly don’t know what they’re talking about. Disclosure: I have not read the original article from Le Canard yet, as it is not available on the Internet. Hopefully I’ll be able to read it when I visit France in a few weeks. But I’ve seen the resulting articles (Le Monde for example, or Vice for an english version)

Yes, having to maintain such an old system is painful and problematic, but the main issue here has absolutely nothing to do with the software. Why would anything that’s been running perfectly fine until now suddenly be a problem because of one glitch? It is the first major issue in the system in TWENTY-THREE YEARS. There’s this old saying in the tech industry, “if it ain’t broke, don’t fix it”. The legitimacy of that quote might be debatable, but that’s not even the point here. Software, unlike hardware, does not age, and does not start underperforming when it’s old.

I’ve heard security questions : isn’t it dangerous to still run an old and unsupported OS? Well if you were to try to browse the Internet with it, yeah, it would. But in the case of Orly, it’s a closed system, that doesn’t communicate with anything it wasn’t designed to. A system that nobody from “the outside” is supposed to have access to either, and that was never broken into in 23 years. Moreover, the more complex an OS, the more security flaws : running a more modern version of Windows would most certainly not help in that retrospect.

So why are they keeping such a system running? Two words: technical debt. When it was designed, that system had to interface with hardware that, at the time, most probably had drivers only for Windows. I’m thinking about this kind of hardware, for example.

We’re talking 1992, when Linux was not even version 1.0, when POSIX (a set of standards for Unix systems) was still at its beginnings. Yeah, OS/2 was possibly considered, but again, drivers? And legacy-speaking, it turns out OS/2 would not have been the wisest choice. So a system was designed, it interfaced with all these gadgets, and was running Windows 3.1. When Windows NT first came out, its lack of compatibility with third-party hardware was a big issue. Then Windows 95 came out, and it’s possibly been evaluated as a replacement, but broke a lot of hardware compatibility too. And the subsequent versions kept breaking things, so they stuck to 3.1 as replacing everything would have had a huge cost and they were probably still recovering from the costs of the 1992 initial setup. Would any of the people currently laughing have preferred the system to run Windows ME? Hey, it’s only 15 years old, that’s better than 23, right?

Of course, as the years go by the problems are more and more complicated to tackle, but they’re mostly hardware. How do you deal with a dead ISA port nowadays? Virtualization is a solution but it can’t help in a lot of cases, especially when you’re in need of such hardware-tight integration. The system itself is probably only compatible with 3.1. Upgrading Windows will most probably mean start over from zero, and not just with the OS and computers, but also with a ton of other equipments that would be completely unable to interact with the system. Replacing maybe not everything, but already way too many things. And of course this is expensive. Guess what would pay for it? Taxes. Who want taxes be used to fix something that ain’t broken? Nobody.

Once again, I would like everyone who’s been laughing to consider this : is anything that’s been running with no major issue for 23 years such a joke? How many things can you think about have been running fine for so long? Consider why so many companies are stuck with Internet Explorer 6 because of business software that will not work with anything else. Why a lot of ticket-vending terminals around the world are still running OS/2. Think about the Paris Metro line 14 that is using computers running 68020 processors (from 1983). Think about nuclear power plants using VAX/VMS (machines designed in the 70s!) in some of their core components. Would you feel safer if they were running Windows 10?

I know I wouldn’t.

Coachella 2015 – Day 3

Dans la catégorie: Monte le son — kwyxz le 24/07/15 à 22:33

Après déjà trois jours intenses, la fatigue se fait un peu ressentir et, on ne va pas se mentir, il n’y a plus grand chose parmi les têtes d’affiche qui me vende trop de rêve. David Guetta ? Stromae ? Eurk. Je prends donc mon temps pour me rendre sur le site et débarque pendant le set de Saint Motel, alors que des danseuses de cancan arrivent sur la scène. Excellente ambiance et fort sympathique performance du groupe d’Angelenos. La chaleur est intense, je file me jeter quelques bières et finis à la Heineken Room pour la performance de Hot Dub Time Machine. Pendant une bonne heure, le mec enchaîne les hits et chauffe à blanc un public qui n’en demandait pas tant. Il nous faudra un peu de temps à regarder Martin Solveig de loin pour nous en remettre.

Un peu curieux, nous attendons Madeon le jeune DJ français que la réputation précède… et c’est dans l’effarement le plus total que je le regarde passer les trois quarts de son set les bras en l’air. Et que je vois la foule devenir complètement maboule dès qu’il drop the bass. C’est ça le public de l’EDM mainstream ? Une bande de moutons sous acides qui sont en transe dès qu’un mec appuie sur Play et leur livre le truc le plus basique, le plus bateau, le plus facile de l’histoire de la musique électronique ? Putain, quelle fumisterie, j’étais déjà pas fan de ces guignolades mais là c’est vraiment la cerise sur le gâteau au caca. Écœuré, je file voir Philip Selway, ci-devant batteur de Radiohead, pour son projet solo. Efficace, mélancoliques, son groove me redonne l’espoir que cette journée se termine sous de meilleures auspices.

Sur la même scène débarque Jamie XX, et les espoirs vont bon train, son album étant prévu pour deux mois plus tard… et c’est la désillusion, il s’agira d’un DJ set. Je plie mes gaules, ne payant pas l’entrée d’un festival pour regarder un mec jouer la musique des autres, aussi talentueux soit-il. Il a quand même l’air de moins se toucher la nouille que Madeon, un comble. Direction donc St. Vincent et c’est le concert qui sauvera cette journée terne. Une performance exceptionnelle, une patate communicative, Annie Clark donne tout ce qu’elle a et nous enchante.

Pas follement convaincu par Florence + The Machine quand je l’avais vue à Rock en Seine, je décide toutefois de lui donner une nouvelle chance, et c’est peut-être parce que le reste de la journée était un peu faiblard, mais ça passe bien, très bien même. Elle finira son set par le célèbrissime Dog Days Are Over, avant de laisser la place à Drake. Pas ma tasse de thé, mais j’avoue que le bougre a de l’énergie à revendre, et le clou de la soirée fut bien entendu l’apparition imprévue de Madonna sur scène, et ce roulage de patin qui a fait le tour de tous les Internet par la suite.

Le bilan de ce festival ? Globalement très positif, même si la dernière journée fut en demie-teinte. Le fait qu’il m’ait fallu trois mois pour écrire le compte-rendu de celle-ci est un bon indicateur… mais l’expérience fut excellente. L’organisation est quasiment irréprochable si ce n’est ce léger retard le premier jour, l’ambiance était formidable au camping, notamment avec ce campement qui avait apporté non seulement leur propre DJ pour prolonger la fête jusqu’au bout de la nuit, mais aussi un mec chargé de faire la sécurité. Alors oui, le festival fait à mon goût beaucoup trop de place à l’EDM, drainant par là-même un public de jocks et de pétasses assez insupportable, et le risque que cela ne s’arrange pas est assez grand… Mais difficile de faire la fine bouche avec des artistes sur la quatrième ou cinquième ligne de l’affiche qui seraient des headliners dans certains festivals européens, il y a du choix, au moins. Bref, moi qui étais assez dubitatif pour passer mon chemin les précédentes années (et rater des crus excellents, bêtement), je suis conquis, et j’ai d’ailleurs d’ores et déjà réservé mon pass pour l’édition 2016. Con-con-complètement con-quis, je vous dis.

Coachella 2015 – Day 2

Dans la catégorie: Monte le son — kwyxz le 21/04/15 à 22:02

Ce deuxième jour démarre tôt, dès l’ouverture des portes nous transitons de scène en scène avant de nous arrêter devant la Mojave où se produit Radkey. Trois frangins jouant un punk énervé et super efficace, une excellente manière de se mettre en jambes pour ce qui va suivre et définitivement l’une des meilleures surprises de cette journée. Le temps de nous envoyer une bière au Barn et au loin les sonorités hispano-électriques de Nortec Collective Presents : Bostich + Fussible éveillent notre curiosité. Extraordinaire mix de musique électronique agrémentée de cuivres et de guitares, il n’en fallait pas plus pour attirer les foules et donner le ton : ce samedi au planning déjà extrêmement chargé sera intense.

Un rapide passage chez Ryn Weaver qui ne nous marquera malheureusement pas malgré beaucoup de bonne volonté, nous dérivons vers Lights qui livre une fort agréable performance mais à laquelle nous devons malheureusement couper court puisque le premier choc attendu de cette journée arrive… il s’agit du duo anglais de Royal Blood. Et dix minutes avant le début de leur set, c’est peu de dire que le public ne se presse pas devant la scène, pourtant la deuxième plus grande du festival.

royalblood-vide

Heureusement en quelques instants de plus en plus de spectateurs arrivent et lorsque le premier morceau du combo grand-briton démarre le public ressemble désormais à un attroupement de taille fort honorable. Au bout de quinze secondes de set un pogo démarre, et ne prendra fin qu’avec la performance du groupe. Impressionnante prestation donc pour ces seulement deux gus qui à eux tout seuls viennent de livrer l’un des plus intenses moments de rock d’un festival qui n’en manquera pas, et emporter avec eux l’adhésion d’un public désormais conquis. Ils joueront d’ailleurs à guichets fermés le lundi suivant à Los Angeles, mais épuisé après un tel week-end je n’essaierai même pas d’y aller. L’âge, que voulez-vous. Pendant le set de Royal Blood on peut entendre que Bad Religion a démarré sur la grande scène, le chanteur y fera d’ailleurs allusion, et j’irai rapidement y faire un tour, pour finalement en revenir un peu déçu. C’est pas que c’est pas bien, mais ce que je viens de voir et de vivre était tellement… mieux.

Après un rapide détour au Heineken Lounge, direction Gramatik dont j’espèrais un set plus électro et moins hip-hop, je prends donc la fuite vers Milky Chance sur la grande scène. Dès le début du set, Clemens Rehbein s’excuse auprès du public : victime d’une inflammation de la gorge, il va faire ce qu’il peut mais risque de ne pas pouvoir chanter correctement. Après l’annulation de George Ezra la veille pour cause de laryngite, il semble qu’une épidémie frappe les rangs des artistes du festival… et malheureusement il n’y eut pas de miracle. Après vingt-cinq minutes douloureuses, le pauvre chanteur de Mikly Chance se trouve incapable de chanter le moindre refrain de “Stolen Dance”, morceau le plus connu du groupe, et doit déclarer forfait au beau milieu du temps alloué au duo allemand. Il se confond en excuses avant de quitter la scène et promet de revenir. Maigre consolation pour les fans… mais j’ai le temps de filer voir Jungle. Prestation solide et set impeccable, il fait une chaleur torride sous le chapiteau de la scène Mojave et la soul endiablée du groupe n’y est pas étrangère.

Un rapide passage devant Yelle histoire d’essayer de saisir les raisons de son incompréhensible succès aux USA, mais rien à faire, ça reste pour moi du Lio avec trente ans de retard, sauf que Lio à l’époque c’était déjà de la merde. Bref, un mystère total, je n’y passerai pas plus de cinq minutes parce que c’est extrêmement pénible à écouter, je passe devant Hozier juste à temps pour “Take me to church”, la seule chanson dont j’ai un peu quelque chose à secouer même si à force de l’entendre elle me saoule, je manque m’endormir devant Belle and Sebastian, puis finalement m’installe aux premières loges devant Glass Animals. On en avait écouté quelques morceaux en voiture sur le trajet et quelque chose me rendait curieux avec ce groupe, comme l’impression de les avoir déjà entendus mais sans savoir où ni comment, et puis leur set démarre avec Psylla, morceau que j’avais découvert par hasard et collé dans une de mes playlists Spotify en juin 2014 tellement il m’obsèdait… mystère résolu. Leur performance est formidable, le public est en transe, et le groupe sera pour moi la plus belle révélation de ce festival, à tel point que je retournerai les voir le mardi suivant au Fonda Theater sur Hollywood Boulevard…

Ayant déjà vu Alt-J l’année dernière (et ayant été un peu déçu, d’ailleurs) je vais donc voir Kasabian, ayant l’habitude de leurs performances en festival et les sachant bons clients. Ils ne déçurent pas et entraînèrent sans problème un public dévoué corps et âmes – dont ce groupe d’anglaises à côté de moi extatiques, l’une d’entre elles balançant son soutif au visage du chanteur. Bons clients, je vous dis. Évidemment après ça j’avais besoin d’un peu de repos, direction donc le Barn pour quelques mousses. Depuis ce havre de paix et de voluptueux houblon, je suis aux premières loges pour Tycho qui fournit une prestation remarquable et appréciée. La fatigue commence à frapper fort et même si Jack White joue quelques morceaux des Raconteurs et des White Stripes en plus de ses morceaux solo, je n’ai plus la force ni le courage de rester plus longtemps, dommage pour SBTRKT et The Weeknd, mais il y a un moment où il faut savoir dire stop. Je rentre à notre tente et m’écroule, malgré des sonorités électroniques extrêmement proches venant d’un campement non loin… mais j’y reviendrai par la suite.

Coachella 2015 – Day 1

Dans la catégorie: Monte le son — kwyxz le 17/04/15 à 23:33

Le grand jour est arrivé. Levés péniblement, nous allons jeter un coup d’œil du côté des douches pour y trouver une file d’attente interminable. Puisque nous avons le temps avant l’ouverture du festival à 11h, nous décidons de faire preuve de patience, et la progression se fait finalement plus rapide que prévu. Les douches sont dans de gigantesques remorques et chacune de celles-ci contient entre 6 et 8 cabines. Le principal défaut vient de la pression de l’eau mais on ne va pas faire la fine bouche quand depuis 24 heures on fait ses besoins dans ce genre de choses :

portapotty

Propres comme un sou neuf, nous nous pressons dès 10h55 devant l’entrée… et rien. Le festival reste fermé dix, vingt, trente minutes. Pour des raisons encore mystérieuses (à priori un manque de staff côté sécu, alors qu’il n’y avait quand même pas foule) les portes n’ouvriront qu’à 11h40. Bonne ambiance quand on sait que le premier concert, celui d’Alchemy sur la deuxième plus grosses scène du festival, se terminait à 11h45… toujours sympa pour ceux qui voulaient les voir, et pour le groupe lui-même. Une fois la sécurité franchie, nous arrivons enfin sur le site, et c’est la première claque : c’est magnifique. Une immense étendue verte, des scènes bien séparées, des espaces clairement délimités… et toujours ces conneries de Beer Gardens. J’en avais déjà parlé dans ma review de FYF 2013, il faut en effet impérativement se présenter à une tente ID Check pour voir sa pièce d’identité scrutée sous tous les angles et récupérer un bracelet prouvant que l’on est en âge de boire de l’alcool, sujet extrêmement surveillé aux USA. J’ai pu voir devant moi un jeune se faire confisquer son fake ID et il fut loin d’être le seul si l’on en croit cet article foufou de TMZ. Une fois en possession du précieux sésame, on a accès aux Beer Gardens, espaces réservés séparés du reste du site et seuls endroits où il est possible de boire de l’alcool. Impossible d’en sortir un verre à la main, et c’est comme ça dans tous les festivals des USA. Fort heureusement les Gardens de Coachella avaient la bonne idée d’être plus nombreux qu’à FYF, et aussi mieux placés : il était possible d’assister à quasiment tous les concerts depuis l’un d’entre eux (ce qui était loin d’être le cas à FYF…) même si évidemment on n’y risque pas d’être dans les premiers rangs devant la scène…

C’est un peu triste pour les premiers groupes du jour, mais nous sommes plus excités par l’idée de faire le tour du site et en explorer les moindres recoins dans un premier lieu. Objectif inavouable: trouver les toilettes qui nous serviront durant le reste du séjour, celles du camping étant depuis la veille déclarées zones sinistrées. Cette année, l’orga ne s’est pas privé de signaler qu’elle avait fait construire de vrais WC en dur sur le site et elle n’a pas menti. De la vraie faïence ! Des vraies pissotières ! Évidemment cette construction n’est pas isolée et des “porta potty” complètent le dispositif, mais la palme revient à ces remorques de camion tout au fond des longues rangées de toilettes de plastique vert, remorques dans lesquelles personne n’ose aller pour une raison qui m’échappe – ou alors juste la flemme de marcher jusqu’à elles – alors qu’elles disposent, non seulement de vrais WC mais aussi, ultime raffinement, de portes en bois. Je décide d’annexer l’une de celles-ci pour la totalité du festival, et ne manquerai jamais à cette règle. Ne comptez pas sur moi pour vous dire où elle est, je compte bien en reprendre possession l’année prochaine. Climatisée, renouvellée en papier et propre durant les trois jours, celle-ci méritait bien que je consacre un paragraphe entier au sujet. Le caca, c’est IMPORTANT.

It is the last time I visit this magical place… sad times.

A photo posted by Donald Fauntleroy Duck (@kwyxz) on

Deuxième emplacement stratégique, le Craft Beer Barn. J’en vois déjà deux ou trois qui ricanent dans le fond, mais depuis une dizaine d’années maintenant le marché de la bière a subi une profonde mutation aux États-Unis et les variétés disponibles ont largement dépassé les bêtes et dégueulasses Budweiser, Coors ou Heineken. Les brasseries et micro-brasseries sont désormais légion et on en compte près d’une cinquantaine rien que pour Los Angeles et ses alentours. Tous les types sont représentés, Lager, Pils, IPA, Porter, Weissbier, il y en a pour tous les goûts et certaines peuvent sans honte trôner aux côtés de crus allemands ou belges (j’ai pas peur de le dire, je suis comme ça moi j’suis un ouf). Dans le Barn, une cinquantaine de variétés sont disponibles à la pression et la pinte se négocie à $11, ce qui peut paraître cher surtout de nos jours où $1 = 1 Euro mais quand on sait que la pisse Heineken est à $10 ça fait relativiser. Ultime raffinement, le site du Craft Beer Barn héberge aussi les meilleurs restaurants du festival hors zone VIP : la fameuse pizzeria 800 Degrees (une des meilleures de Los Angeles), le Beer Belly (et sa spécialité du Death By Duck, fantastique), et enfin les délicieux sandwiches du Eureka Burger et du Top Round Roast Beef. Le Craft Beer Barn proposant aussi du wifi offert par Twitter (tombant sous la charge dès que la fréquentation se faisait un peu dense) et des prises électriques pour recharger son smartphone, il devint de facto un emplacement stratégique.

Les chiottes, la bière et la bouffe, c’est bien beau tout ça, et si on parlait musique ? Le premier groupe que nous allons voir sérieusement est Reverend Horton Heat, c’est festif, bon enfant, le public semble apprécier, et lorsque les premières notes du “Psychobilly Freakout” retentissent, je tombe par terre. Ce sera d’ailleurs l’un des leitmotiv du festival, ce moment intense de surprise doublé de honte lorsque l’on se dit PUTAIN MAIS JE CONNAIS ÇA EN FAIT et qu’on a raté la moitié du set d’un artiste qu’en fait on adore, et c’est arrivé non pas une ni deux mais bien une demie-douzaine de fois…

Nous passons ensuite rapidement du côté de Cloud Nothings et leur rock lo-fi est sympathique mais ne nous accroche pas plus que ça, du coup direction la scène principale pour voir ce que donne Action Bronson en live. Initialement chef cuistot réputé de NYC, ce dernier se tourna vers le rap et en fit sa carrière principale en 2011 après s’être cassé la jambe dans une cuisine. Parlant souvent de nourriture dans ses textes, son flow est souvent comparé à celui de Ghostface Killah du Wu-Tang Clan et pourtant, en live, nous restons quelque peu sceptiques et pas franchement convaincus. Nous regrettons d’autant plus l’annulation en catastrophe de George Ezra, ses chansons douces-sucrées seraient passées comme un bonbon en cet après-midi, alors que tout le monde se prépare doucement à une soirée s’annonçant épique.

Sur la scène principale, Bronson a laissé la place à Charles Bradley and his Extraordinaires pour un set festif débordant de générosité. À 66 ans bien tapés, Bradley livre une performance bourrée de cœur et son funk fait mouche, malgré une chaleur à son maximum, le public danse et apprécie le cadeau à sa juste valeur.

Intrigué par Angus & Julia Stone dont je ne connaissais que “Big Jet Plane”, je trouve leur set soporifique et file voir les deux derniers morceaux de la prestation de Kimbra qui, selon les autres personnes présentes, était solide. Damned, mes choix n’ont pas été des plus judicieux. Du coup, pause bière, parce que le soleil tape, parce que mine de rien on marche comme des cons dans tous les sens depuis des heures, et parce qu’on a soif, tout bêtement. En parlant de soif, il me paraît utile de signaler que des fontaines de ravitaillement d’eau potable gratuite sont disponibles et que les bouteilles vides à l’entrée ne sont pas confisquées, y compris leur bouchon. Si vous avez déjà fait Rock en Seine et vous êtes fait sucrer votre bouchon de bouteille d’eau à l’entrée, vous comprendrez pourquoi j’en parle.

Nous filons donc ensuite voir Alabama Shakes, qui livre une prestation fort convaincante même si à la surprise générale ils se permettent de ne pas jouer leur morceau le plus connu, le célèbre “Hold On”. Je plaisantais sur Twitter l’autre jour en disant que le top 5 des mots que personne ne veut jamais entendre en concert était:

  1. this
  2. is
  3. a
  4. new
  5. song

Eh bien on est un peu dans le même cas de figure, le groupe a six ans, est à l’affiche d’un des, si ce n’est du plus gros festival US, et ne joue pas son single le plus connu, pour ne pas dire son unique single un peu connu. Une décision assez incompréhensible, parce que du coup malgré la grande qualité de leur set, tous les gens avec qui j’en ai reparlé sont repartis un peu déçus pour cette raison, et c’est la principale chose qu’ils ont retenue. Dommage.

Mais entre temps, Interpol a fait son entrée sur la scène principale pour une performance solide, du niveau de celle fournie l’année précédente à FYF. Les hits s’enchaînent, gros moment de communion avec la foule lors de “Evil”, et si la voix de Paul Banks semble un peu plus aiguë que d’habitude, j’oublie sans trop de regrets que je suis en train de rater Lykke Li, programmée exactement en même temps que le quatuor de NYC. Cette soirée du vendredi est en effet plombée par des conflits douloureux, alors que l’après-midi était franchement calme de ce point de vue. Un peu plus tard il me faudra faire un autre choix difficile entre Tame Impala et Todd Terje mais ayant déjà vu ce dernier à FYF ce sont les australiens qui remportent mon vote.

Très bon set et excellente ambiance, tout le monde est chaud et paré à voir AC/DC, personne ne bougera d’un pouce après Tame Impala et tant pis pour Squarepusher, ultime décision douloureuse d’une soirée qui n’en aura pas manqué. La foule s’agglutine, la nuit est tombée depuis un moment et une brise légère souffle, et puis ils arrivent sur scène et l’ambiance s’embrase, tout le monde oublie leur âge, Angus Young est comme d’hab déguisé en écolier et Brian Johnson porte son habituel bérêt, les hits s’enchaînent, le public est en délire, et les moments de bravoure s’accumulent. Véritable muraille d’enceintes, poupée gonflable géante, canons, le show est spectaculaire et jouissif. À 60 piges, les braves fous furieux continuent d’électriser la foule (see what I did there?) sans aucune difficulté. Une performance magistrale qui renvoie à la garderie nombre de petits jeunes.

Courant Alternatif

A photo posted by Donald Fauntleroy Duck (@kwyxz) on

Courant Continu

A photo posted by Donald Fauntleroy Duck (@kwyxz) on

Fourbu mais heureux, je rentre à notre campement et bénis les cieux de n’avoir que cinq minutes à marcher depuis la sortie pour retrouver un confortable canapé fut-il gonflable. Je n’ai plus de pieds et plus de jambes, un peu comme Angus Young qui, rampant sur scène, finira les genoux en sang. Au camping, les différents sound systems se font entendre encore un moment, l’extinction des feux officielle se faisant vers 3h du matin. Chacun échange anecdotes et meilleurs souvenirs de la journée, tout le monde semble crevé, et pourtant la terrifiante journée du Samedi, qui s’annonce la plus chargée, arrive. Écroulé dans mon sac de couchage, je trouve le sommeil en quelques minutes seulement. Vivement demain.

Coachella 2015 – Day 0

Dans la catégorie: Monte le son — kwyxz le 17/04/15 à 1:42

Raconter mes festivals était une habitude sur ce blog, avant que je ne le laisse lentement mourir. L’occasion étant trop belle, voici donc un update pour revenir en force, même si j’ai déjà abondamment spammé Twitter et Instagram sur le sujet. En ce début d’Avril 2015, donc, je suis allé à Coachella. Pour ceux qui débarquent, Coachella est un festival musical américain se déroulant désormais sur deux week-ends à la programmation identique en raison de sa fréquentation record. À l’heure où j’écris ces lignes, les campeurs doivent d’ailleurs être en train de s’installer sur le site pour le second week-end qui débutera demain à 11h.

Situé dans le désert à Indio, Californie, non loin de Palm Springs, le festival a été créé en 1999 et la pression sur les organisateurs était forte. En effet, trois mois plus tôt avait eu lieu le désastreux Woodstock ’99 dans l’État de New York : températures brûlantes, organisation défaillante, prix démesurés, points d’eau pris d’assaut et files d’attente interminables, les esprits s’échauffèrent rapidement. Incendies, pillages, et plus grave, agressions, viols et un décès accidentel. Coachella se devait d’être irréprochable. Avec à l’affiche des artistes comme Beck, The Chemical Brothers, Tool, Morrissey, Rage Against the Machine, Jurassic 5 ou Underworld, la première édition fut un succès. Bien qu’il n’y eut pas de festival en 2000, sa réputation devint par la suite grandissante, notamment par sa capacité à motiver des groupes anciennement séparés à se reformer pour l’événement comme Rage Against the Machine (2007), Mazzy Star (2012), Death from Above 1979 (2011), Pulp (2012), The Jesus and Mary Chain (2007) et surtout The Pixies (2004). L’ajout d’un camping et d’un second week-end furent les conséquences logiques de cette popularité.

Lorsque la programmation de cette édition 2015 fut annoncée, nombreux furent ceux à proclamer que celle-ci était plutôt faiblarde, et pour être honnête j’en étais. Oui, AC/DC et Interpol c’est chouette, mais difficile de le nier, par rapport aux autres années, cette liste de headliners avait du mal à faire rêver (Axwell ^ Ingrosso ? David Guetta ? Drake ? C’est une blague ?) et la journée du Dimanche s’annonçait particulièrement abominable. Pourtant en fouillant un peu dans les noms écrits plus petit, il était assez facile de trouver une foultitude de groupes parfois relégués sur la quatrième ou cinquième ligne de l’affiche, et qui seraient bien plus mis en avant dans d’autres festivals européens ; voyez par exemple Royal Blood ou Glass Animals, quasi invisibles au milieu de tous ces noms, et je ne parle même pas de Stromae qui y serait un headliner immédiat. Histoire de rigoler, cherchez Kasabian sur l’affiche de Coachella, maintenant dites-vous que c’est le groupe qui cloture le vendredi de Rock En Seine 2015. Ça vous pose un peu le truc. Et puis, après tout l’intérêt d’un festival, c’est aussi d’y découvrir des groupes que l’on ne connaît pas… c’est donc sans trop d’hésitation que nous fîmes l’acquisition en seconde main de passes trois jours camping inclus pour la rondelette somme de $400. Oui, c’est pas donné (le prix officiel est de $375). Mais plus de 150 groupes, vous vous souvenez ?

Le line-up 2015

Jeudi, veille du festival, nous devons partir une heure après un difficile réveil à 3h du mat’ pour retrouver nos futurs camarades de camping sur site vers 7h, ce qui devrait coller pour parcourir les 130 miles séparant Los Angeles de Indio. Sur la route nous commençons déjà à réfléchir à qui nous voulons absolument voir, les problèmes de conflit d’horaire étant légion avec plus de 50 groupes par jour répartis sur cinq scènes et un espace dédié à la musique électronique, sans parler de deux autres (The Do Lab et la Heineken Room eux aussi plus orientés EDM). Je peste un peu plus sur ce dimanche qui me paraît bien vide (en gros, il n’y a que quatre noms à vaguement m’intéresser contre une grosse vingtaine le samedi…) mais la route est rapidement avalée, le trafic étant à cette heure assez limité (dans le sens inverse avec les gens venant bosser depuis Riverside vers LA, c’est une autre histoire) et la route étant simple : c’est de la ligne droite sur l’Interstate 10, laquelle pour l’anecdote est à deux pas de chez moi mais surtout fait 4000 km de long puisqu’elle démarre de Santa Monica et va jusqu’à Jacksonville en Floride, excusez du peu.

Arrivés sur place et après avoir fait connaissance de nos nouveaux camarades, en fait des amis d’ami d’ami, l’attente pour accèder au camping, qui n’ouvrira qu’une heure plus tard, commence.

Le gros bordel

A photo posted by Donald Fauntleroy Duck (@kwyxz) on

Les voitures sont de plus en plus nombreuses, alignées sur une immense pelouse. On attend dans la bonne humeur de pouvoir passer à l’inspection des véhicules et de se faire délivrer un sacro-saint accès au site. Tout le monde est heureux d’être là, ici et là des sound systems commencent à se faire entendre, et on se débouche une bouteille de champagne. Il est huit heures du matin, la veille de l’ouverture du festival. Pour l’occasion, chacun décore son véhicule si cela n’a pas encore été fait. Le Dick Butt sur ma VW Beetle sera un franc succès et le sujet de nombreuses photos.

I had to, because you know, reasons.

A photo posted by Donald Fauntleroy Duck (@kwyxz) on

Neuf heures, les portes du camping s’ouvrent. Les voitures sont toutes à l’arrêt et au point mort, pour économiser essence et batterie, on les poussera à la main tranquillou. S’il peut sembler démesuré d’arriver à huit heures du matin la veille de l’ouverture, c’est toutefois pour une raison simple : les meilleures places de camping sont les premières allouées. À moins de vouloir se taper vingt minutes de marche minimum pour arriver à l’entrée ou retourner à sa tente après une journée entière à aller de scène en scène, il faut se préparer tôt. Sur ce point, une fois réunis avec tout notre groupe, nous poussons un cri d’exultation : nous sommes placés idéalement, à cinq minutes à peine de l’entrée. L’espace disponible permet de mettre en place une gigantesque tonnelle qui nous servira de lounge, nos tentes étant disposées tout autour. Une fois tout mis en place, il est temps de visiter les environs…

Notre campement est MABOULE

A video posted by Donald Fauntleroy Duck (@kwyxz) on

Quelques restaus sont déjà ouverts, et des activités nocturnes annoncées : un baby-foot géant, un silent disco pour les plus noctambules (tout le monde porte des écouteurs et la musique n’est diffusée que dans ceux-ci, c’est extrêmement perturbant à observer) et une bataille de boules de neige. Vous avez bien lu. Il fait 32 degrés à l’ombre, mais on va faire une bataille de boules de neige. Ici et là des points de recharge de téléphones sont disponibles, soit via des prises de courant classique soit directement via des ports USB. On repère l’emplacement des douches pour le lendemain, on essaie d’élaborer des stratégies pour faire rentrer de la picole en douce sur le site, et puis on va se poser dans un lounge équipé d’une clim histoire de faire une sieste parce qu’on est quand même debout depuis quinze heures après une nuit qui en a duré à peine quatre… à la nuit tombée, on fait le tour des foodtrucks (et on se tape une poutine) et arrive l’heure tant attendue de la baston, surréaliste.

You know nothing, John Snowball

A video posted by Donald Fauntleroy Duck (@kwyxz) on

Direction la tente histoire de reprendre quelques forces, parce que demain, il va nous en falloir pour affronter cette première journée.

Let go

Dans la catégorie: Misc — kwyxz le 17/10/14 à 18:19

Dans quelques semaines ce blog aura douze ans et c’est peu de dire que depuis une poignée d’années je n’y écris plus grand chose. Délaissé au profit de Facebook pour les posts de liens, au profit de Twitter pour les petites phrases, c’est d’autant plus dommage que je n’ai pas grand pouvoir sur les contenus que je dépose sur ces deux sites, tandis que tout ce qui est écrit ici est soigneusement archivé, conservé, détenu par mes soins.

Mais après tout, aurai-je vraiment envie de relire dans dix ans les conneries que je déposais ici ?

Facebook me permet un meilleur contrôle. Ayant toujours eu une politique assez rigoureuse d’ajout de contacts, je sais à qui je m’adresse lorsque j’y écris quelque chose d’un peu personnel. Idem pour les photos que j’y uploade. Twitter m’offre une plus large audience mais si elle est composée d’amis, elle l’est aussi d’inconnus, d’anonymes et, ne nous le cachons pas, de gens qui pour une raison X ou Y ne m’aiment pas.

Gaming Since 198x souffre d’un manque assez criant d’updates également, la faute m’en incombant en priorité. Quand même le rédac chef ne touche plus trop aux jeux vidéo depuis des mois, difficile pour ses troupes de se motiver. Si je cherchais l’audience, j’enverrais des piges à Gamekult.

Finalement, ma personnalité numérique est le reflet de mon être. Je traverse une période difficile, qui va m’amener à faire des choix douloureux concernant mon avenir. Je ne sais toujours pas trop où tout ceci va me mener, et je me pose des milliers de questions. Ai-je envie de les étaler sur la place publique ? Pas nécessairement. Serais-je, en douze ans, devenu plus pudique ? Peut-être. Plus prudent avec l’image que je donne, certainement.

Je ne compte toujours pas fermer ce blog. Quitte à l’updater une fois tous les dix ans.

Qui l’eut cru ?

Dans la catégorie: Misc — kwyxz le 18/09/14 à 0:32

Ne faire que quatre repas en l’espace de cinq jours permet de perdre cinq kilos.

Abstention par Internet

Dans la catégorie: Geekeries,Pol fiction — kwyxz le 20/05/14 à 8:52

Pour des milliers d’expatriés se déroulent en ce moment les élections consulaires. Le spam se fait donc intensif dans les emails de tous les malheureux ayant eu l’idée saugrenue de s’inscrire au consulat lors de leur installation à l’étranger. Nous avons même eu droit à une missive signée Jean-François Copé, c’est vous dire la chance. Dans un larmoyant appel intitulé “Voter socialiste c’est soutenir un système en échec, s’abstenir c’est abdiquer” ce brave Jeff nous explique que l’avenir de la France c’est l’Europe, une Europe des problèmes qui doit devenir l’Europe des résultats. C’est touchant non ? Ça me tirerait presque une larme si je ne me souvenais pas que pendant cinq ans Sarkozy et ses copains n’ont strictement jamais rien eu à branler de l’Europe, à part pour dire que c’était sa faute s’ils ne pouvaient pas réformer la France autant qu’ils le veulent et sauver le pays. Salope d’Europe !

Difficile donc de se sentir trop concerné par les élections consulaires surtout que personne ne prend trop le temps d’expliquer à quoi ça sert. Un scrutin qui est donc voué à battre des records d’abstention. Mais c’est un nouvel email reçu ce soir qui m’a poussé à y accorder un peu de temps. Le titre du message est une merveille à lui tout seul :

Elections à Los Angeles: LA HONTE


Franchement ça claque, moi un message pareil je suis obligé de l’ouvrir.

Circonscription consulaire de Los Angeles : 1 votant pour 30 inscrits !

Le vote par Internet se termine cette nuit à 3 heures du matin. Pour le moment, la circonscription de Los Angeles est bonne dernière dans le continent Nord-Américain (et, peut-être, dans le monde) avec un taux de participation qui n’est que de 3.1%… Si vous n’avez pas encore voté, il vous reste encore quelques petites heures. Sinon, vous devrez venir voter à l’urne samedi pour éviter de venir grossir la masse des abstentionnistes résignés.

J’aime bien le ton employé, cette petite tentative de faire peur ou bien de faire culpabiliser, du coup je ne me pose pas trop de questions quant à l’orientation politique des auteurs.

Les analystes pensent qu’une participation aussi faible va bénéficier à l’appareil électoral socialiste qui joue un « profil bas » à outrance, pour éviter d’assumer les décisions hostiles du Gouvernement vis-à-vis des Français établis hors de France. A Los Angeles. La liste socialiste ne fait même pas campagne et s’affiche « sans étiquette » en comptant, une fois de plus, sur la loyauté aveugle d’électeurs trahis. Pauvre France.

Oui bon, fin du suspense, ils sont de droite.

Alors je me suis dit tiens rien que pour les faire chier je vais me connecter au site et voter à gauche. Lorsque l’on se connecte au site du scrutin nommé Voter à l’étranger un test de compatibilité se lance afin de vérifier si l’ordinateur sur lequel on tente de faire son devoir citoyen est apte à nous le permettre. Mon PC passe le test sans trop de problème, une applet Java se lance, je rentre mon identifiant et mon mot de passe. Ça fonctionne, je suis connecté, et j’arrive là :

votezaletranger

Bon. Bin je crois que mon vote sera blanc.

Next Page »