Jacky Show

Dans la catégorie: Pol fiction,Watching TV — kwyxz le 15/04/05 à 11:30

Hier soir, Titejuju et moi-même avons donc regardé le Jacky Show l’émission sur le référendum mettant en scène Jacques Chirac face à 80 jeunes triés sur le volet, co-animée par PPDA censé jouer le rôle de maître du débat, J.-L. Delarue, M.-O. Fogiel et E. Chain servant d’intermédiaires entre les jeunes et le Président. Je ne vais pas vous faire un résumé ordonné et commenté de l’émission, tout d’abord parce qu’il aurait fallu pour ça que je prenne des notes, mais également parce par moments nous avons zappé tellement l’ennui (et l’énervement, aussi, un peu) nous gagnait.

On peut commencer par se féliciter de la présence de Poivre qui a finalement été assez mordant sur certaines questions, même si Chirac, en répondant complètement à coté de la plaque comme à son habitude dès qu’une question le gène, nous a régalés d’un magnifique numéro de langue de bois, domaine dans lequel il excelle. Poivre qui, nous l’apprend Le Canard Enchaîné de cette semaine, a dû batailler ferme pour que Claude Chirac ne lui préfère pas Cauet. Sauvés.

Tout d’abord, appeller cette émission un « débat » est une vaste plaisanterie. Sans réel contradicteur, le Chi a pu raconter qu’il pensait qu’une discussion avec un homme politique partisan du Non n’aurait mené à rien. A vrai dire, ç’aurait même pu mener encore plus de gens à voter Non, on comprend donc qu’il préfère ne pas s’embarasser de ce genre de choses. Chirac a eu beau jeu de répèter à de nombreuses reprises que plusieurs des questions posées n’avaient rien à voir avec le texte pour lequel on votait. Ce fut vrai parfois, mais pas aussi systématique qu’il a cherché à le faire croire, à tel point que le téléspectateur non averti pouvait finir par se demander ce qu’il pouvait bien y avoir dans les 855 pages du TCE, si toutes les questions posées étaient hors-sujet. Par moment j’ai même eu l’impression que Chirac n’avait pas vraiment lu le texte qu’il venait défendre. A l’écouter, c’est le texte miracle, celui qui n’a aucun défaut, qui va tout résoudre, avec lequel il n’y a strictement aucun problème. Et ç’a été son leitmotiv toute la soirée. Vous avez dit pas crédible ? Vous avez raison. En faisant quelques concessions sur des points litigieux du texte, en objectant que des modifications ultérieures restaient envisageables, Chirac aurait beaucoup plus convaincu. Un texte parfait, personne n’est assez optimiste pour y croire. D’ailleurs, lorsqu’on lui a demandé si une récriture en cas de victoire du Non était possible, il a nié en bloc en assènant que se mettre d’accord à 25 pour ce faire serait strictement impossible, donnant autant de grain à moudre à ses adversaires qui martèlent qu’une fois ce texte voté, il n’y aurait aucun moyen de le modifier.

L’une des premières questions portait sur le terme de Constitution lui-même, qui paraîtrait-il fait peur. L’un des principaux arguments des pro-Oui est qu’il s’agit non pas d’une Constitution, mais d’un Traité établissant une constitution. Argument réfuté par l’Article I-1.1 qui dit « Inspirée par la volonté des citoyens et des États d’Europe de bâtir leur avenir commun, la présente Constitution établit l’Union européenne, à laquelle les États membres attribuent des compétences pour atteindre leurs objectifs communs. » Même différent sémantique lorsqu’un participant rétorque à Chirac que la notion de service public est absente du texte, remplacée par des « services d’intérêt économique général ». Détails, annonce le Chef de l’État, pour lui, il s’agit de la même chose et juste d’un obscur vocabulaire de juriste. Ça fait envie.

Parfois étrillé sur le nivellement par le bas que risque d’apporter l’ouverture totale des frontières, il a décidé de prendre pour exemple deux pays, l’Irlande et le Portugal, lesquels ont, selon lui, parfaitement réussi leur intégration dans l’Europe. En effet, l’économie du Portugal par exemple étant essentiellement basée sur l’industrie minière, le textile et l’agriculture, quel modèle prestigieux à l’avenir radieux et assuré. Aucune raison d’avoir peur, vraiment.

Chirac s’est surtout dit « étonné » de voir que les jeunes français étaient aussi « pessimistes » et leur a demandé « d’avoir confiance », « de ne pas avoir peur ». Venant d’un mec qui change d’avis comme de chemise, qui a pour habitude de balancer des promesses et de rarement les tenir (puisqu’après tout, elles n’engagent que ceux qui les croient), l’argument est de poids. C’est un peu facile de cosigner le traité de Nice en se félicitant des avancées qu’il apporte en 2000 pour maintenant le stigmatiser et balancer que tous les problèmes de l’Europe viennent de lui. Heureusement, quand un jeune homme demande pour quelle raison on devrait écouter des hommes politiques mis en cause dans des affaires de corruption ou de détournement d’argent, pourquoi on devrait leur faire confiance quand ils nous appellent à accepter un texte que l’on ne comprend pas, Delarue, très pro, lui coupe la chique et passe à autre chose. Après ce crime de lèse-Chirac, Titejuju fit remarquer qu’on allait prochainement retrouver ce jeune “suicidé d’une balle dans le dos”, et il y a fort à penser que si le réalisateur a évité de montrer le visage du Président à cet instant c’est probablement parce que lui aussi y pensait très fort.

Attention, là il y a du sang. Éloignez les femmes et les enfants: avec une virulence inouïe, une jeune fille eut l’impertinente audace de demander au Président s’il ne trouvait pas “éxagèrées” ces histoires de “délocalisations”, parce que selon elle “la crainte des délocalisations est infondée, car le principe de l’Europe repose sur l’amélioration des niveaux de vie, par le biais des fonds structurels”. Une question réellement difficile et désarçonnante, d’une perfidité extrême comme vous pouvez le constater. Je crois qu’à cet instant j’ai vraiment eu envie de zapper, mais j’aurais raté la réponse de Chirac qui avec aplomb a sorti que tout à fait, bonne petite, elle a entièrement raison, d’ailleurs les délocalisations ça crée des emplois en France.

Passons sur cet étudiant qui, lorsqu’il avoue travailler au noir pour financer ses études, provoque les rires d’une énorme partie de l’assistance. Consternant et révélateur de l’état d’esprit du public présent. Concluons: je pense que cette émission est un échec. Elle incitera peut-être quelques indécis à aller voter, mais je n’en suis même pas persuadé. Elle n’amènera, je pense, aucun partisan du Oui ou du Non à changer d’avis. Elle ne m’a pas appris grand chose sur ce que ce texte va m’apporter, malgré les demandes répétées Chirac a toujours répondu à coté. Bref, deux heures de n’importe quoi et de brassage de vent. Sinon, pas la peine d’espèrer, il a rappellé qu’il ne démissionnerait pas en cas de victoire du Non. Comme l’a dit Jospin, pour les questions intérieures, on aura 2007.

46 Commentaires »

Commentaire de Menstruel

15/4/2005 @ 15:51


Yo! (Ca faisait longtemps)
Je pense à peu près pareil que toi sur l’analyse de l’emission (+ j’ai été contrariée par le choix des animateurs et des questions) mais je ne suis pas aussi convaincue par la teneur de mon ptit bulletin du 29 mai.

Je suis face à ce cruel dilemme:
– Dire OUI paxe je crois à l’Europe, paxe je pense que les valeurs humanistes énoncées dans le “volet social” de la Constitution sont une bonne base pour une union de peuples et de cultures différentes (même s’il en manque), paxe je crois en l’utilité d’oublier peu à peu les notions de frontières et de nations, paxe la Constitution est une base pour légiférer et que les lois dépendront indirectement des politiques nationales, et qu’il reste plus qu’à attendre une majorité de gauche dans les gouvernements des états membres :)

– Dire NON paxe je ne veux pas d’une Constitution qui oblige les membres à augmenter leur budget militaire, qui énonce la concurrence comme une valeur fondatrice (et pas la laïcité!), qui établira le bloc Européen comme un énième bloc libéral (et un peu car je n’ai pas tout compris dans la Constitution, car les courants politiques dont je suis proche sont pour le NON)

Enfin AUCUN des deux camps n’a vraiment réussi à me convaincre alors tout simplement peut etre que je voterai blanc, mais il me reste encore + d’un mois pour changer d’avis :)

La bise!!!
ex-Flesh AKA Menstruel


Commentaire de Pomme

15/4/2005 @ 16:23

Quand je pense que j’aurai pu mater Navarro à la place :(


Commentaire de vect

15/4/2005 @ 19:23

Je tiens à faire remarquer que, si le niveau du « débat » était si faible, la faute n’en incombe pas entièrement à Chirac. Car il faut bien remarquer que la majeure partie des questions n’avaient effectivement *rien à voir* avec le TCE. Chacun y allait de son petit couplet sur son problème hyper personnel qui n’a rien à faire là. Genre l’avocate fraîchement émoulue du CAPA, qui n’est pas foutue de se renseigner sur les harmonisations des diplômes, et qui demande à Chirac d’éclairer sa lanterne sur ce point. Foutage de gueule (en tant qu’avocate, si elle n’est pas capable de savoir ça …). Ou bien le gugus qui pose une question sur Bolkestein, qui n’a rien à faire là non plus. J’en passe et des meilleures.

@Pomme : Navarro ?! Alors qu’il y avait Pale Rider sur France 3 ?! Là c’est un crime.

@Menstruel : augmenter le budget militaire ne me choque pas. C’est une des requêtes demandées surtout par les nouveaux pays entrants, pour qu’ils puissent s’affranhir à terme de l’influence des USA, qui est à l’heure actuelle le seul pays susceptible de leur assurer protection face à l’ « ogre » russe. C’est d’ailleurs paradoxal avec le fait qu’ils voulaient à tout prix ajouter l’article sur la « soumission » de l’UE face à l’OTAN. Mais bon, les articles ça se change (quoi qu’on en dise hein), celui-là devrait voler vite fait, une fois que l’UE aura acquis une puissance militaire suffisance. En effet, dois-je rappeler que l’hégémonie politique américaine ne tient plus que grace à leur puissance militaire. Comme quoi hein.


Commentaire de kwyxz

16/4/2005 @ 9:55

Je tiens à faire remarquer que, si le niveau du « débat » était si faible, la faute n??en incombe pas entièrement à Chirac. Car il faut bien remarquer que la majeure partie des questions n??avaient effectivement *rien à voir* avec le TCE.

Et si les gens sont si mal informés sur le TCE qu’ils n’ont pas idée de quoi il parle, à qui la faute à ton avis ?


Commentaire de No

16/4/2005 @ 11:37

@Menstruel (& tous)

Je me permets de réagir à tes mots : “dire OUi, paxe que je crois à l’Europe”…

A mon sens, le vote OUI n’est pas nécessairement un vote pro-européen. Apparement, c’est un paradoxe. Comme tous les paradoxes, il y a une explication. La voici (longue, navré mais le sujet en vaut la peine).

Il faut remonter le temps, pas beaucoup, précisément jusqu’à mai 2000. A cette époque-là, le ministre allemand des affaires étrangères, Joschka Fischer, a fait une proposition à la France pour réaliser une réforme profonde des institutions européennes. Cette réforme visait à passer à un régime entièrement parlementaire, à développer une fiscalité de type écotaxe ou taxe Tobin et à pousser les partis politiques à s’organiser au niveau européen. Il s’agissait d’un socle sur lequel l’Allemagne nous proposait de travailler. Cette proposition a été refusée à l’époque… par la France ! Et, maheureusement, c’est Hubert Védrine (ministre du gouverment Jospin) qui a dit non à l’Allemagne. La plupart des chancelleries européennes ont pris acte de ce refus et considèrent encore aujourd’hui qu’il indiquait que la France n’était pas mûre pour une intégration européenne plus poussée. Aujourd’hui, qui sait cela en France hors du petit cercle des diplomates ? Bien entendu, les politiques français qui ont émis ce refus ne s’en sont jamais vanté. Si tu veux en savoir plus: http://www.europesociale.net/pdf/joschka.pdf

De mon point de vue, ce traité n’est donc absolument pas une avancée pour l’Europe. C’est une avancée au regard d’une position très frileuse que la France tient, hélas, depuis plusieurs années, discrètement, de diplomates à diplomates, pendant que les discours internes insistent sur les soit-disantes démarches très “volontaires” de nos dirigeants (le CHI est par exemple un européen tiède et récent). Ce n’est pas un hasard si Védrine fait aujourd’hui partie des pro-OUI. Ce texte très imparfait, très en recul par rapport aux ambitions démocratiques et sociales que l’Allemagne a voulu réaliser avec nous en 2000, il en a été un des artisans, avec Chirac -c’était une période de cohabitation-, un artisan aussi discret qu’efficace.

C’est dire la tartufferie de la position actuelle de certains pro-OUI qui menacent et tentent d’imposer l’idée que sans CETTE constitution, l’Europe s’arrêterait. Qu’aucun autre projet n’existerait. Que personne n’est d’accord pour un autre compromis. J’ai dit : tartufferie. On pourrait être plus direct et dire : mensonge. Un mensonge assez grave même.

Autour de moi, les proNON sont des gens de gauche ou modérés, républicains et intimement, foncièrement, tripalement européens. En fait, le paradoxe est qu’un grand nombre de gens parmi les pro-OUI sont, en réalité, des européens timorés. La peur est dans leur camp. Ce sont eux qui craignent une Europe plus volontaire, plus sociale et plus politique. Une Europe-Puissance. Pourtant, cette Europe-là n’est pas un rêve. L’Allemagne a déjà fait savoir il y a 5 ans qu’elle était prête à en jeter les
fondations avec la France. Une poignée d’hommes qui appartiennent à l’élite française et qui pensent pouvoir penser mieux que leur population ont fait capoter cette occasion voici 5 ans.
En plus de toutes les autres raisons, il en est donc une qui est essentielle pour moi, et je pense pour des européens convaincus : ce vote est un moyen extraordinaire de revenir à la proposition allemande de Joschka Fischer. Le vote OUI, en revanche, établirait durablement une Europe faible, plutôt divisée et économiquement libérale.

C’est pour ça que le vote NON me semble plus courageux, plus généreux et plus intelligent au regard de l’histoire. C’est évidemment le contraire des propos quasi propagandaires qu’on entend un peu partout. Mais je te suggère, chaque fois que tu auras l’occasion de parler à un pro-OUI, de lui demander s’il connait la proposition de Joschka Fischer en 2000 (et du refus français). On pourra te répondre que le même Joschka défend le TCE aujourd’hui. C’est vrai. Mais il a une raison: depuis des années, il pense que les français ne veulent pas aller plus loin avec l’Allemagne. C’est dire la médiocrité et l’hypocrisie de dirigeants qui prétendent aujourd’hui nous représenter.

Plus d’infos ici aussi :
http://www.appeldes200.net/
http://www.nonsocialiste.fr/
http://www.pourmoic'estnon.com
http://scel.blogspot.com/2005/02/lcrit-vot-p.html


Commentaire de bob

17/4/2005 @ 1:47

Je tiens a dire que c’est très fort. Des étudiants choisies pour poser les bonnes questions a chirac et ce dernier meme pas capable de répondre, c’est bien un naze ce gars, mais ca on le savait deja. Cette constitution est tout simplement épouventable, pour avoir lu nombres d’articles qui la compose (qui à parlé d’une destruction totale de la démocratie?), je comprend mieu pourquoi absolument aucun (comme par hasard) partisans du oui ne citent concrêtement les articles qu’ils defendent, mais ne nous prenez pas pour des crédules, la privativation des secteurs public, la disparition de plus en plus d’hopitaux, les délocatlisations, les salaires revu à la baisse etc, on a donné et c’est pas la prestation de chirac qui va me faire changer d’avis bien au contraire, je pense qu’il a perdu en crédibilité pour ceux qui encore ce posait des questions sur ce torchon de constitution anti-démocratique.


Commentaire de kwyxz

17/4/2005 @ 12:40

Il ne faut pas abuser non plus bob, il n’y a pas que du mauvais dans cette constitution, et ça n’est pas la destruction de la démocratie non plus, il y a pas mal d’avancées tout de même, faut pas non plus tomber dans le travers inverse de Chirac qui présente le texte comme une véritable merveille sans aucun défaut.


Commentaire de xcx

17/4/2005 @ 14:18

Donne nous les avancés qu’elle contient, ca va m’éclairer ;)


Commentaire de Jé

17/4/2005 @ 14:42

Y a plein de bonnes raisons pour voter non. Pour ma part, je suis très déçu par ce traité constitutionnel (ne parlons pas de Constitution, puisque ce texte ne mérite pas la grandeur symbolique du terme). J’aurais voulu que les rédacteurs profitent de cette occasion historique pour avoir plus d’ambition, pour faire un véritable pas en avant, pour être à la hauteur justement de ce terme chargé de symboles qu’est celui de Constitution.

Ma déception est d’autant plus grande que mon espoir avait été attisé par le discours de J. Fischer à l’université d’Humboldt de Berlin en 2000 et auquel fait allusion No, tout comme par la proposition de ceux qui étaient alors commissaires européens P. Lamy et Verheugen, et que l’on a malheureusement passé sous silence. Concrètement, ils proposaient que la France et l’Allemagne fusionnent et qu’ensuite se forme autour de cette union un noyau dur européen (Suddeutsche Zeitung, 21.1.2003). Ca avait de la gueule et c’était autrement plus mobilisant que ce traité. Dommage.

Pour revenir au référendum, le problème des gens qui comptent voter non, c’est que tout leur raisonnement repose sur une idée de derrière, qui est la *conviction absolue* qu’en cas de victoire du non, on procèdera *obligatoirement* à une renégociation, et que *forcément* celle-ci sera d’inspiration plus sociale.

Même en cas de victoire du non, je vais être clair : ceci n’arrivera pas.

Parce que :

1. il est très peu probable qu’on renégocie avant un moment, d’autant qu’à 25 ça sera passablement compliqué de renégocier quoi que ce soit. On va sans doute se contenter de vivre avec le TCE modifié par le traité de Nice, et on mettra les ambitions d’Europe politique au placard (ce qui fera le bonheur de Tony Blair, qiu n’attend que ça !)

2. la France perdra quoi qu’il arrive (rénégociation ou pas) de son influence, et donc ne sera pas à même d’imposer ses vues, éventuellement sociales.

3. il n’est pas dit que les autres pays européens prenne ce non français pour un non à l’Europe ultralibéralissime, mais pour une réaction de mauvaise humeur à la politique intérieure, un comportement frileux de repli, ou pour Dieu sait quoi encore.

4. En cas de rénégociation hypothétique, les autres pays européens vont revenir avec leurs revendications sur la table. Les Polonais vont revouloir réinscrire la mention chrétienne dans le préambule, et les anglais vont revouloir retirer toute valeur juridique à la charte des droits fondamentaux. Ces pays trouvent que cette constitution est *trop sociale* !

5. En majorité, ce sont des gouvernements de droite aussi qui renégocieront le traité. Etrange que les partisans du non veuillent leur redonner des possibilités de rendre cette constitution encore plus libérale et conservatrice.

J’invite donc les personnes désirant voter non à bien réfléchir sur les conséquences de leur geste et à bien avoir en tête que celui-ci pourrait ne pas entraîner les changements désirés. Au non rageur et sans lendemain ne vaut-il mieux pas un oui, certainement pas de passion, mais de raison ?


Commentaire de xcx

17/4/2005 @ 15:46

La démocratie politique est menacée si était adoptée une ?? Constitution ? qui:

– fait disparaître toute souveraineté des peuples décidant eux-mêmes de leur destin à travers leur représentation politique ;
– interdit, de fait, par avance toute mesure progressiste que pourrait prendre un gouvernement, et qui serait contradictoire aux injonctions de la Banque centrale européenne et aux exigences de privatisation et de déréglementation contenues dans la ?? Constitution ? ;
– remet en cause la démocratie en interdisant tout libre choix, toute décision souveraine des gouvernements et des peuples

Alors non, désolé, il ne vaut mieu pas.


Commentaire de rominet

17/4/2005 @ 16:11

Au non rageur et sans lendemain ne vaut-il mieux pas un oui, certainement pas de passion, mais de raison ?

C’est complètement social-traitre ce raisonnement.

Sans rire, moi je pense la même chose que toi et pourtant je voterais non, car l’espoir qu’un vote protestataire fasse changer des choses à court terme l’emporte sur les craintes que le NON fait peser sur le long terme (et d’ailleurs je suis persuadé que OUI ou NON ne changent rien à l’avenir que nous préparons à vos enfants…).


Commentaire de Irvin

17/4/2005 @ 17:52

J’entends souvent dire que si on vote non de toute manière rien ne nous garantit qu’on n’aura pas un texte pire à l’arrivée, et qu’on ne nous demandera pas notre avis en prime. C’est en effet tout à fait possible.
Mais vu qu’un tel texte empirant les choses devra de toute manière être écrit et approuvé par les 25, 30, etc membre de l’Union avant d’être ratifié par les parlements/peuples de chaque pays, je ne vois pas vraiment en quoi le fait de voter oui empecherait cet hypothétique texte d’exister dans cinq ou dix ans de toute manière.


Commentaire de No

17/4/2005 @ 23:00

Ses bons en avant, l’Europe les a toujours fait à l’occasion de crises. Ce fut notamment le cas dès le début, pour le Traité de Rome (crise de l’échec de l’Europe de défense) et récemment pour le traité de Maastricht (crise due à la réunification allemande dont on disait, à l’époque, qu’elle allait metre fin à la construction européenne).

La peur n’est jamais bonne conseillère. Refuser de voter NON, même en sachant que le traité est mauvais, uniquement par peur que l’Europe s’arrête ou que la France soit “écartée et marginalisée”, c’est avoir très peu confiance en la force de la construction européenne. Très peu foi en l’Europe elle-même. Et en nous-même.

Personnellement, je n’ai pas de doute. Je crois en l’Europe, car ses fondations sont solides et les peuples fondateurs, Allemagne, France, Italie en particulier sont foncièrement européens et l’ont montré à chaque grand rendez-vous de l’histoire.

Mais que croyez-vous, vraiment ? Que les Allemands puissent croire, après 50 ans, que les français ont subitement décidé de ne plus vouloir bâtir l’Europe ? C’est ce que veulent faire croire un petit nombre de dirigeants qui jouent en l’occurrence un jeu dangereux et malhonnête. Nos voisins et alliés européens ne sont pas stupides. Ils savent que les français sont européens. Ils savent aussi que nous sommes attachés aux droits sociaux pour lesquels des générations se sont battues depuis 2 siècles.

Croyez-vous que si l’Allemagne avait eu la chance de voter par référendum et qu’elle vote NON, nous, français nous serions subitement dit que les Allemands ne veulent plus d’Europe et qu’il faut les écarter comme un “mouton noir” ? Ce n’est pas sérieux. Pire, c’est un chiffon rouge agité sans arrêt pour empêcher les gens de raisonner. Et les culpabiliser, et donc, biaiser leur choix.

Si la France vote NON, le texte constitutionnel ne pourra tout simplement pas s’appliquer. Soit il y aura renégociation totale, soit il y aura renégociation partielle, notamment sur les parties du texte qui posent le plus de problème (partie III). A ce propos, il y a de grandes chances pour que la France ne soit pas seule à voter NON. Ne serait-ce que la Grande-Bretagne. Sans doute la Pologne. Petite nuance : si parmi ces autres pays qui votent NON, il y a la France, alors la renégociation devra inclure la question des droits sociaux. Sinon…

Chirac a raison sur un point. Il ne faut pas avoir peur. Mais dans ce débat, la peur n’est pas du côté du NON de gauche, c’est-à-dire le NON le plus important et de très loin. La peur est dans le camp du OUI. Accompagnée d’une certaine fatalité. De renoncement. De résignation.

Les pro-OUI disent : voter non avec le coeur, mais oui avec la tête. Personnellement, j’ai la position exactement contraire : j’aurais voté oui avec le coeur parce que je suis un européen convaincu, mais je voterai NON avec la tête, parce que ce traité contient trop de choses inacceptables, pour nous aussi bien que pour nos voisins et, en définitive, pour l’Europe. Je voterai NON en conscience, de façon volontaire et sans peur.


Commentaire de Jé

18/4/2005 @ 0:29

No, je ne comprends pas ton raisonnement. Tout ce qui est dans le titre III existe déjà dans les traités. Que ce soit le oui ou le non qu’il l’emporte, ça restera.

Il s’agit de dire “oui” ou “non” aux avancées du traité, pas sur l’ensemble du traité, puisque en cas de non ratification il est prévu que le TCE version traité de Nice continue de s’appliquer.

Tu te trompes de combat.


Commentaire de xcx

18/4/2005 @ 22:38

Tu te trompes, il s’agit de dire oui ou non à tout car après elle sera inchangé pour très très longtemps, si certaines choses vont à l’encontre des travailleurs que nous sommes, ce qui est le cas avec cette constitution, alors on ce doit de tout rejeter. Arretons de lire les facicules mensonger ou les résumés préparé pour nous que l’on va trouver dans les boites aux lettres d’ici peu et qui ne révèle que les belles phrases de cette constitution sans montrer les annexes qui sont pourtant une partie essentielle de cette constitution.


Commentaire de Jé

19/4/2005 @ 7:10

xcx, t’es en plein irrationnel.

Il faudrait que tu réalises qu’une partie susbtantielle du traité constitutionnel, c’est-à-dire la partie III portant sur les politiques (libérales?) de l’Union, est déjà en vigueur.

Donc même si tu dis non, ça s’appliquera, puisque ça s’applique déjà. Tu ne *peux* pas le rejeter, parce qu’on ne t’en laisse pas le choix.

C’est peut-être choquant, mais c’est comme ça. Il serait temps que les gens voulant voter non le comprennent avant de prendre position et surtout avant d’asséner des contre-vérités aux indécis.


Commentaire de xcx

19/4/2005 @ 8:56

Et tu en es satisfait? Voter non c’est encore la possibilité de changer des choses, voter oui c’est rester dans la même merde que maintenant et de persister dans cette voie. Il serait temps que les gens voulant voter oui le comprennent avant de prendre position et surtout avant d’asséner des contre-vérités aux indécis (dont on attend encore des arguments valables).


Commentaire de bart

19/4/2005 @ 11:20

xcx : ce n’est pas que je ne sois pas d’accord avec toi (pas encore eu le temps de lire tes précédents posts en entier), mais pour ton dernier post, je pourrais te rétorquer le contraire de ce que tu viens de dire avec le même aplomb que toi, à savoir :

“Voter oui c??est encore la possibilité de changer des choses, voter non c??est rester dans la même merde que maintenant et de persister dans cette voie. Il serait temps que les gens voulant voter non le comprennent avant de prendre position et surtout avant d??asséner des contre-vérités aux indécis (dont on attend encore des arguments valables).”

Bon, tout ça pour dire qu’aucun camp n’est détenteur de la vérité. Et ce n’est pas parce que je compte voter non à cette constitution que je vais délégitimer le oui.

Bon, pour en revenir à certains partisans du oui (dont Chirac) qui parlent sans arrêt de “l’angoisse” et de la “peur” des partisans du non, eux par contre, ça se voit qu’ils n’ont pas peur quand ils commencent à amalgamer systématiquement leurs adversaires avec Le Pen (au hasard : Ruquier, Patrick Jarreau du “Monde”, François Hollande, Michel Barnier…). C’est sûr, c’est un sentiment qui leur est étranger.


Commentaire de No

19/4/2005 @ 21:05

Jé, ton argument n’est pas faux. Mais, selon moi, il est approximatif.

La partie III reprend en effet les traités antérieurs. Mais:

– La partie III n’est pas un copier-colller des traités antérieurs. Elle aggrave l’orientation libérale de ces traités. Un exemple : l’interdiction faite aux Etats d’hamoniser leur législation en matière sociale (art. III-210 2.a). Cette interdiction n’existe pas aujourd’hui. Je te donne un exemple : si l’Allemagne et la France décidaient de proposer que les pays européens harmonisent leurs législations sociales (pour créer un SMIC européen, sur la protection des salariés, etc.), la Constitution le leur interdirait purement et simplement.
– Ce n’est pas parce que l’Europe s’est construite, en particulier ces 20 dernières années, sur une orientation libérale qu’il faut poursuivre dans cette voie.
– Enfin et plus important que tout le reste : il est tout à fait inacceptable démocratiquement que cette orientation soit fixée dans une Constitution. Une constitution fixe les règles du jeu du pouvoir et de la démocratie. Elle ne donne pas une orientation de politique économique ! Elle ne doit pas pouvoir dire : européens, vous serez libéraux ou vous ne serez pas ! C’est justement ce que dit celle-là ! Imagine seulement (hypothèse d’école) que ce texte ne soit pas libéral et dise au contraire: l’Europe est collectiviste, elle nationalise tous les secteurs d’activité, le monopole d’Etat (ou d’Europe) est le principe d’organisation économique des Etats membres. Que dirais-tu ? Comment qualifierais-tu ce régime ? Et pourquoi taire voire combattre le même réflexe citoyen dans le cas d’une orientation libérale ? Une Constitution n’a pas à définir les politiques économiques de l’avenir, des générations suivantes. La philosophie a un nom pour ça : ça s’appelle une aliénation !

Beaucoup de gens autour de moi ressentent la même chose. Une chance nous est donnée de ne pas renoncer, de ne pas être les “passés composés” des grands choix de société, de débattre, de chercher à comprendre, de confronter des arguments et de… choisir ! Une chance pareille, d’une portée aussi grande, n’est offerte qu’une ou deux fois à chaque génération. Ca y est. Nous y sommes. C’est la croisée des chemins.

L’Europe, oui ! Bien entendu, l’Europe ! Mais pas cette constitution ! Cette constitution, ce n’est pas l’Europe, c’est UNE Europe. Une Europe possible. Vouloir faire croire qu’il n’y a pas d’autres choix (cf. mon premier post), imposer un chantage odieux (“européens, vous serez libéraux ou vous ne serez pas !”), c’est faire la louange du renoncement, c’est avoir très peu de respect pour la capacité de discernement de chaque citoyen, de chaque votant, et c’est avoir très peu de coeur pour l’Europe, l’Europe que nous espérons, désirons, l’Europe que nous voulons réellement et pour laquelle, personnellement, je me bats.


Commentaire de Reekk

19/4/2005 @ 21:29

Un truc qui ma “amusé” (si je puis dire) aussi c’est qu’on y trouve le mot “interdit” je crois plus de 950 fois, sympa :)


Commentaire de Nst

19/4/2005 @ 21:43

Je pense personnellement que les gens qui votent non, et qui ne sont pas anti-européens, se trompent complètement de combat.
Ils craignent pour une réforme qui est déjà là, préférent voter non plutôt que d’avancer pour réformer ensuite. Ils prennent le risque d’hypothéquer la construction européenne par peur de demain.
Devant la difficulté, reculer est toujours plus facile.
On savait que la France s’américanisait depuis déjà quelques temps (voir les discours de Sarkozy) mais il semblerait que le peuple prenne aussi le chemin des choix politiques “Bushien” menés par la peur (de perdre ceci ou cela, de voir les grands méchants turques entrer dans l’union…).
Quelle tristesse. Surtout quand cette peur touche la jeunesse, d’habitude garante de prises de risques, d’optimisme et d’exaltation.

Un petit lien pour la route :
http://www.anecdotik.com/archive/2005/04/14/1k7i32w9tgh90.htm

POUR L’EUROPE ? VOTEZ OUI.
IL N’Y A PAS DE NON PRO-EUROPEEN.


Commentaire de Jé

19/4/2005 @ 22:30

@ No, qui a dit “La partie III n??est pas un copier-colller des traités antérieurs. Elle aggrave l??orientation libérale de ces traités. Un exemple : l??interdiction faite aux Etats d??hamoniser leur législation en matière sociale (art. III-210 2.a). Cette interdiction n??existe pas aujourd??hui.”

Va voir l’art. 137-2-a TCE consolidé après Nice et constate par toi-même que cette interdiction existe DEJA aujourd’hui.


Commentaire de Reekk

19/4/2005 @ 23:48

> Ils prennent le risque d??hypothéquer la construction européenne par peur de demain.

Mais c’est les paroles de chichi, whoa quel argument contruit.
Moi je vois une chose, ceux qui parles d’avoir peur c’est ceux qui parles du vote oui, faudrait peut être pas inverser non plu hein.


Commentaire de Nst

20/4/2005 @ 0:15

Reekk, je n’ai même pas vu Chirac à la télé, ce sont MES paroles et c’est ce que je vois et lis ici même dans vos commentaires.

Aucune inversion, suffit d’ecouter les arguments.

Ceux du non parlent sans cesse de leur peur de perdre ceci ou cela, de ne pas pouvoir modifier quoi que ce soit, etc.
Ceux du oui parlent de leur confiance en l’avenir, de leur foi en l’Europe et de la certitude de pouvoir modifier les points noirs du traité par la suite.

On voit qui est “progressiste” et qui est “regressiste”.


Commentaire de No

20/4/2005 @ 0:43

La déferlante commence…
Un éditorialiste du Monde disait aussi, voici 15 jours, qu’il était vraiment dommage finalement de soumettre cette question au référendum. Les gens sont tellement cons, ils risquent de ne pas voter comme il faut.
Parce que, à écouter tous les “ténors” que cite Libération, on se demande vraiment pourquoi les gens osent penser qu’ils ont le choix dans ce vote. Alors que c’est beaucoup plus simple : on leur demande de voter OUI. Eventuellement de s’abstenir. L’abstention, les “ténors” s’en foutent.

Allez ! Moi aussi, je pioche un article, pour tous ceux qui se posent des questions sur la laïcité :
http://www.liberation.fr/page.php?Article=290736


Commentaire de No

20/4/2005 @ 0:47


@ Jé, Eh Jé, il se pourrait bien que tu aies raison ! ;)
C’est d’ailleurs aussi ce que dit Dominique Plihon (Attac) dans libé
d’hier… Le reste de son analyse met l’accent sur l’absurdité de fixer
constitutionnellement une politique économique. Absurdité que seuls la
commission européenne veut à tout prix imposer (la Chine, l’Inde, les USA,
la Russie, tout le reste du monde se garde bien d’un tel carcan
idéologique !).
Juste une remarque : nous n’avons pas été consulté sur le traité de Nice
(et donc sur des orientations telles que celle-là), alors que nous le
sommes cette fois. Petite nuance qui a, il me semble, son importance !
Bon, mais sur le fond, je te rejoins. La coupe n’est ni complètement vide,
ni totalement pleine. Je pourrais même trouver quelques arguments pour
les pro-OUI qui, décidément, rament dans cette campagne que c’en est
quelque chose !


Commentaire de No

20/4/2005 @ 0:52

@Nst, qui écrit “IL N’Y A PAS DE NON PRO-EUROPEEN”.

Vraiment, il faut que tu saches : depuis trois semaines, des centaines de comités se réunissent en France. Ces réunions fédèrent de simples citoyens, des associatifs, des artistes, des alters, des syndicalistes, des militants (communistes, socialistes, LCR…), toute la famille de gauche. De l’avis de tous, cela fait 10 ou 20 ans que tant de gens ne s’étaient pas retrouvés ensemble. D’ores et déjà, c’est un signe que la démocratie reprend vie dans notre pays.
Vas-y ! Ce sont des réunions d’échange, d’information. Il y en a partout, à Paris jusque dans des villages de 200 habitants. Ca vaut vraiment le coup. On y croise beaucoup de personnes différentes, une grande variété de parcours, des gens volontaires qui veulent que la concurrence redevienne un moyen (et non une valeur constitutionnelle) et que la coopération soit renforcée en Europe. Tous ces gens se rejoignent sur le NON. Ce ne sont pas des “crétins”, des révolutionnaires ou des naïfs, mais des profs, des cadres du privé, des retraités, des étudiants, des fonctionnaires, des employés, des gens ! Simplement des gens ! C’est ce qui pouvait arriver de mieux à notre pays, qu’il retrouve sa famille de gauche, réunie, prête à discuter et non plus divisée, dispersée comme elle l’est depuis 15 ans. La semaine dernière, au cours d’un débat à une de ces réunions (dans le XXème à Paris), une petite dame de 75 ans s’est levée et a dit d’une voix ferme bien qu’un peu tremblante : “Mais c’est l’oligarchie ! Moi, je suis au trois-quart sauvée. Mais vous, les plus jeunes, c’est votre vie qui se joue!”. Il y avait tellement de dignité dans la voix de cette petite dame, tellement d’humanité et de force dans son indignation. Voilà. Rien que pour ça, j’ai été heureux d’être là, de faire partie de ça.
Alors tu peux chanter sur tous les toits qu’il n’esiste pas de non pro-européen si tu veux. C’est une méthode que Coué a inventé et qui a fait ses preuves. Mais si tu as envie d’en savoir plus :
http://www.appeldes200.net/rubrique.php3?id_rubrique=6


Commentaire de Carlo

20/4/2005 @ 1:26

>Ceux du non parlent sans cesse de leur peur de perdre ceci ou cela, de >ne pas pouvoir modifier quoi que ce soit, etc.

non mais lis vraiment le traité complètement avant de parler, au lieu de faire confiance à 120% au résumé de 2 pages vendu dans le commerce, et tu pourras venir “argumenter”.

>Ceux du oui parlent de leur confiance en l??avenir, de leur foi en l??Europe >et de la certitude de pouvoir modifier les points noirs du traité par la >suite.

Oui c’est vrai que juste qu’a présent, ta confiance à payé, a moins d’être aveugle, tout va pour le meilleur des mondes.

>On voit qui est ??progressiste? et qui est ??regressiste?.

Votons oui pour que nos patrons et actionnaires bien aimé puisse toucher plus qu’ils n’ont déjà, le progrès j’aime ça.


Commentaire de Nst

20/4/2005 @ 1:45

No, “C??est ce qui pouvait arriver de mieux à notre pays, qu??il retrouve sa famille de gauche, réunie, prête à discuter et non plus divisée, dispersée comme elle l??est depuis 15 ans.”, arrête tu vas me faire mourir de rire.
Politquement, la gauche n’a jamais été aussi divisée aujourd’hui que durant ces quinze dernières annés. Rassure moi, on peut voter Non et conserver son sens de l’observation ?


Commentaire de Nst

20/4/2005 @ 1:53

Carlo, ça y est ! Je l’attendais le “lis vraiment le traité” ressorti par chaque partisan moyen du Non. Tellement facile et prévisible.
Eh bien figure toi que je l’ai bien lu et relu…

Ca fleure bon le révolutionnaire bourgeois ici.
Hasta Siempre la revolucion mais dans son petit confort.

Ce que j’adore dans votre “critique” de l’article de Libé c’est que vous montez au créaneau “ah ca y est la déferlante commence” mais aucun de vous ne contre-argumente des éléments aussi essentiel que “Ni au Parlement, ni à la Commission, ni nulle part à Bruxelles on parle de ce fameux plan B, de cette sorte de fantôme qui a commencé à peupler l’imaginaire collectif français. On dit «oui» ou on dit «non» mais on ne taillera pas sur mesure une partie du traité constitutionnel pour faire plaisir à un pays ou à un autre».

Voila ce qui est essentiel dans le débat, par exemple.


Commentaire de Jé

20/4/2005 @ 2:05

@ No, “Le reste de son analyse met l??accent sur l??absurdité de fixer constitutionnellement une politique économique.”

Tu parles de quelle politique économique ?

“Absurdité que seuls la commission européenne veut à tout prix imposer (la Chine, l??Inde, les USA, la Russie, tout le reste du monde se garde bien d??un tel carcan déologique !).”

Que vient faire la Commission européenne là-dedans ??

“Juste une remarque : nous n??avons pas été consulté sur le traité de Nice (et donc sur des orientations telles que celle-là), alors que nous le sommes cette fois. Petite nuance qui a, il me semble, son importance ![/quote]
Tu as été consulté par l’intermédiaire de tes représentants à l’Assemblée nationale. C’est ça aussi la démocratie.


Commentaire de No

20/4/2005 @ 2:07

Tu as raison, il reste encore beaucoup à faire ! Mais il y a quelque chose qui se passe dans le pays. Non seulement la gauche est en train de se parler, de se retrouver, mais cette tendance ne s’arrête pas à la France :

« Je considère qu’un “non” français serait fantastique »
ENTRETIEN. HORST SCHMITTHENNER, D’IG METALL,
http://www.nonsocialiste.fr/article/articleview/783/1/328/


Commentaire de No

20/4/2005 @ 2:17

@ Nst
Si, si ! Ne t’inquiète pas. Ce ne sont pas les arguments qui manquent ;)

– Sur la déferlante médiatique :

Entre le 1er janvier et le 31 mars 2005 :
Toutes émissions confondues (JT, émissions politiques, émissions de divertissement)
Nombre d??intervenants favorables au « Non » : 29%
Nombre d??intervenants favorables au « Oui » : 71%

Dans les journaux télévisés
Nombre d??intervenants favorables au « Non » : 27%
Nombre d??intervenants favorables au « Oui » : 73%

Chiffres donnés par l??émission « Arrêt sur images » du 10 avril 2005, séquence consacrée à « l??info-chronométrage du mois de mars 2005 » (Comptabilisation d??Aurélie Windels, présentée par Perrine Dutreil)

– sur le fameux plan B et ce qu’en disent les “ténors” :
http://www.nonsocialiste.fr/article/articleview/786/1/328/


Commentaire de Carlo

20/4/2005 @ 2:23

“Carlo, ça y est ! Je l??attendais le ??lis vraiment le traité? ressorti par chaque partisan moyen du Non. Tellement facile et prévisible.”

Ba écoute j’attendais que tu m’insultes, et tu l’as fait (et de quel coté c’est venu :)). Peut-être que ta grandeur d’esprit t’oblige à diminuer les autres, car on est peut-être des “partisans moyens” voir des français moyens mais on a nos convictions que celà te dérange ou non.

“Eh bien figure toi que je l??ai bien lu et relu?”

1700 pages pour le prix de 850, chapeau bas.

“Ca fleure bon le révolutionnaire bourgeois ici.”

Ho que oui je suis un bourge biensur, ce qu’il ne faut pas attendre…
C’est vrai qu’étant au chomage je nage dans la fortune en ce moment.

“Hasta Siempre la revolucion mais dans son petit confort.”

Evite les jugements surtout derrière un écran ou tu ignores absolument tout de celui qui est en face, je ne t’ai pas jugé contrairement à toi.


Commentaire de Nst

20/4/2005 @ 3:00

Non seulement je ne t’ai pas insulté (alors comme ça “moyen” serait maintenant une insulte ?! Interessant pour l’opinion que tu te fais de la classe moyenne par exemple) !

Et ensuite, tu fus largement le premier insultant en lançant ton “lis vraiment le traité”… Faut balayer devant sa porte.


Commentaire de Nst

20/4/2005 @ 3:08

Génial l’article sur le “plan B”, No.
Tu vas tout à fait dans mon sens, celui du oui : d’un côté j’ai une déclaration de Barrel, président du Parlement Européen (excusez du peu) qui dit son inquiètude à l’idée d’un vote non et à l’inexistance d’un plan B et de l’autre tu as ton article qui dit “Certes, le «plan B» au non français n’existe pas sur le papier, pas encore. Mais dans les esprits, il est déjà abouti.”.
Dans les esprits ??!! Il faut rire, là ? De qui de quoi de où ?

Allons allons, il y a des arguments pour le oui et d’autres pour le non (ce n’est pas moi qui dirait que ce vote est tout blanc ou tout noir) mais va falloir arrêter de balancer des hypothèses foireuses comme des vérités et de la désinformation en guise d’arguments…


Commentaire de No

20/4/2005 @ 3:34

@Nst
Je suis content qu’il t’ait plu. :)

Pour la nuit (il se fait tard), je te propose encore ça :
Ca s’appelle : Quand un « Non de gauche ” écrit au « Oui de gauche »
http://www.appeldes200.net/article.php3?id_article=632


Commentaire de Carlo

20/4/2005 @ 14:31

“Non seulement je ne t??ai pas insulté (alors comme ça ??moyen? serait maintenant une insulte ?! Interessant pour l??opinion que tu te fais de la classe moyenne par exemple) !”

Non juste diminuer, ca revient au même. Relis ta phrase, je ne peux la prendre dans le bon sens.

“Et ensuite, tu fus largement le premier insultant en lançant ton ??lis vraiment le traité?? Faut balayer devant sa porte.”

Non c’est une intérogation, ne confont pas tout, merci.


Commentaire de Nst

20/4/2005 @ 15:20

“non mais lis vraiment le traité complètement avant de parler”, c’est une intérogation ??? (sans même un point d’intérrogation d’ailleurs)

Je crois que tu devrais arrêter avant de t’enfoncer davantage.


Commentaire de Carlo

20/4/2005 @ 16:18

Dans le contexte précédent je ne pensais pas que tu es pu la lire. Si tu ne comprend cette phrase et si elle est synonyme d’insulte, on a pas les mêmes définitions des mots, restons en là si tu le veux bien.


Commentaire de Menstruel

21/4/2005 @ 13:31

Mince, j’avais pas vu toutes ces réponses!
Merci à No pour son argumentation claire et référencée.
Depuis mon 1e post, ma balance perso penche en faveur du NON.

Parcequ’après réflexion, comme le dit No, la France s’est tellement investie dans la construction européenne depuis 50 ans qu’on ne pourra pas penser qu’elle s’en retire subitement par “peur” ou par refus de coopérer ou par caprice. C’est vrai que les Français sont teigneux et d’humeur politique changeante :), mais ils sont aussi attachés à certaines valeurs, celles-là même qui sont appréciées en Europe et à l’étranger, et un refus de ce Traité par les Français peut très bien être interprété comme une protestation contre le manque de représentation de ces valeurs. Agiter le spectre d’une mise au ban n’est pas crédible. L’Europe ne peut pas se passer de la France. Je suis néanmoins assez peu optimiste en ce qui concerne la création d’une constitution “sociale”. L’histoire du pacte franco-germanique en 2000 m’a mis la larme à l’oeil. Je n’étais pas au courant.
Bref, mon bulletin sera NON, et j’expliquerai pourquoi à mes enfants s’ils estiment que j’ai détruit leur avenir :)


Commentaire de Nst

21/4/2005 @ 14:25

Menstruel, aucune mise au ban prévue, simplement une Europe qui avance sans nous. Si 100% des pays ratifient la constitution (et c’est bien parti), je ne vois pas pourquoi l’Europe s’arrêterait de tourner pour un Non Français. D’ailleurs c’est ce qu’a déclaré le Président du Parlement Européen.

Et ne crois pas non plus qu’on va nous accueillir à bras ouverts comme si de rien n’était.

Ca se fera avec la France “à côté” (en lui trouvant un status particulier par exemple) et c’est tout.

Un traité pûrement social ne viendra jamais, sauf dans l’imaginaire revolutionnairo-utopique des partisans du Non. Tout ce qui est reproché à la constitution actuelle se trouve déjà peu ou prou dans le Traité de Nice ou dans les grandes lignes politiques des nations européennes. Si vous voulez changer ces grandes lignes, c’est davantage aux éléctions qu’il faut voter qu’au référendum ! Là je suis d’accord mais ne pas tout confondre.

D’autant que la constitution comporte pleins de points positifs, ne l’oublions pas. Elle n’est pas “toute noire”.

Surtout qu’en cas de vote Non, rien ne changera pas. Conservation du Traité de Nice, et sûrement renégociation pénible, en position de faiblesse, d’un ou deux points de la constitution avant de finalement l’accepter parlementairement ou par la porte de derrière.

Fondamentalement, et c’est ça qui me choque dans le vote négativiste, voter Non ne sert à rien, si ce n’est à affaiblir la France et l’unité de l’Europe.

JE VEUX UNE EUROPE QUI AVANCE.
Votons Oui et améliorons là. On n’améliorera rien en reculant.

REFUSEZ UN VOTE BASE SUR LA PEUR DE DEMAIN !
Non à l’américanisation de notre politique :'(


Commentaire de kwyxz

21/4/2005 @ 16:34

Si 100% des pays ratifient la constitution (et c??est bien parti)

Nst, je me demande ce qui te permet d’affirmer celà. Au contraire, je lisais sur le site du Figaro pas plus tard qu’il y a 10 minutes qu’en Pologne et en UK c’est bien parti pour que le “Non” l’emporte. De plus, un “Non” de la France pourrait inciter d’autres pays à voter “Non” également sans crainte d’être les uniques “moutons noirs” européens. Bref j’aimerais qu’avant d’énoncer un truc on justifie un brin ses sources pour ne pas tomber dans les travers observés actuellement dans les deux camps.

Ca se fera avec la France ??à côté? (en lui trouvant un status particulier par exemple) et c??est tout.

Idem, à part les pro-oui français désemparés et complètement à la rue façon Michel Barnier, aucune source ne confirme ce genre d’assertion. Les hommes politiques pro-oui des autres pays ne mentionnent jamais cette éventualité. Jamais.

D??autant que la constitution comporte pleins de points positifs, ne l??oublions pas. Elle n??est pas ??toute noire?.

Et elle n’est pas “toute blanche” comme Chirac a essayé de le faire gober. C’est en partie une des raisons qui me donnent encore plus de mal à accepter certains discours: l’hypocrisie récurrente consistant à faire passer le texte soit pour une merveille immaculée, soit pour une obscure conspiration visant à l’asservissement de l’humanité. C’est si difficile que ça d’admettre que le texte est loin d’être parfait, mais aussi loin d’être monstrueux ? Manifestement oui.

Surtout qu??en cas de vote Non, rien ne changera pas. Conservation du Traité de Nice, et sûrement renégociation pénible, en position de faiblesse, d??un ou deux points de la constitution avant de finalement l??accepter parlementairement ou par la porte de derrière.

C’est là l’un des points les plus inadmissibles à mes yeux. Qu’on vote Non ou pas, ça ne changera rien de toute façon, on s’en fout, ça passera de toute manière.

Fondamentalement, et c??est ça qui me choque dans le vote négativiste, voter Non ne sert à rien, si ce n??est à affaiblir la France et l??unité de l??Europe.

Fondamentalement et c’est ça qui me choque dans les argumentaires des partisans du Oui, ils focalisent sur les conséquences d’une victoire du Non, apocalyptiques selon eux, sans jamais prendre le temps d’expliquer quels bénéfices l’on pourrait retirer d’une victoire du Oui. Et tu fais exactement comme eux. Si voter Non ne sert à rien, le référendum ne sert donc qu’à donner l’illusion d’une parodie de démocratie. La suite ici.


Commentaire de Nst

21/4/2005 @ 17:10

>Si 100% des pays ratifient la constitution (et c??est bien parti)
>Nst, je me demande ce qui te permet d??affirmer celà.

Il n’y a aucune source à avoir puisqu’on parle de l’avenir ! On se retrouvera dans quelques mois et on en reparlera.
Que l’Angleterre vote Non, cela ne m’etonnerait pas puisqu’ils ont presque toujours voté Non à tout. Pour le reste, je prêt à parier que le Oui devrait passer dans 95% des pays.

>Idem, à part les pro-oui français désemparés et complètement à la rue façon Michel Barnier, aucune source ne confirme ce genre d??assertion. Les hommes politiques pro-oui des autres pays ne mentionnent jamais cette éventualité. Jamais.

Mes sources ? Pas de problème.
Tandis que les partisans du Non parle toujours avec un irresponsable “on verra bien après”, moi je peux te citer le Président du Parlement Européen par exemple, ici (http://www.liberation.fr/page.php?Article=290732)

>Et elle n??est pas ??toute blanche? comme Chirac a essayé de le faire gober. C??est en partie une des raisons qui me donnent encore plus de mal à accepter certains discours: l??hypocrisie récurrente consistant à faire passer le texte soit pour une merveille immaculée, soit pour une obscure conspiration visant à l??asservissement de l??humanité. C??est si difficile que ça d??admettre que le texte est loin d??être parfait, mais aussi loin d??être monstrueux ? Manifestement oui.

Voila exactement pourquoi tu votes Non en te trompant.
Tu votes pour sanctionner Chirac ? Sa politique ? Le fait qu’il n’ai pas été convainquant ? Le fait que le texte soit imparfait (tu connais un texte commun à 25 nations qui soit parfait toi ??) ?

Moi je votre pour l’Europe. Je me fous de savoir à qui ce fera de l’ombre ou de la lumière. Je veux voir l’Europe avancer, s’ameliorer et corriger les errements de la présente constitution par la suite.

>C??est là l??un des points les plus inadmissibles à mes yeux. Qu??on vote Non ou pas, ça ne changera rien de toute façon, on s??en fout, ça passera de toute manière.

Et alors est-ce encore une raison de voter Non ?
Ton discours est intéressant car je l’ai beaucoup entendu dans la bouche des partisans du Non et j’attends toujours de VRAIS ARGUMENTS.

>Fondamentalement et c??est ça qui me choque dans les argumentaires des partisans du Oui, ils focalisent sur les conséquences d??une victoire du Non, apocalyptiques selon eux, sans jamais prendre le temps d??expliquer quels bénéfices l??on pourrait retirer d??une victoire du Oui. Et tu fais exactement comme eux. La suite ici.

J’ai donné pleins d’arguments dans mes post précédents. Pas de mauvaise foi. Tu peux lire ici http://www.anecdotik.com/archive/2005/04/14/1k7i32w9tgh90.htm ou là : http://www.ouisocialiste.com

Vous êtes anti-Européen ? Vous êtes d’extrême gauche ? Alors OK je peux comprendre un vote Non (et encore, pour ce qui est de l’extrême gauche, je pense qu’il y a d’autres suffrages pour exprimer cette volonté de changement) sinon, zut, votez pour les BONNES RAISONS !

Les raisons actuelles du Non sont TOUJOURS à côté de la plaque.


Commentaire de kwyxz

21/4/2005 @ 17:49

Pour l’instant, je vote ne vote pas NON, je vote BLANC, parce que les raisons actuelles qu’on m’a données pour le OUI comme pour le NON sont à coté de la plaque. Et inutile de mettre des majuscules, ton message est parfaitement compréhensible sans.


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