Kill your idols

Dans la catégorie: Hardcore gaming,Mind food — kwyxz le 29/03/07 à 14:18

J’ai toujours bien aimé le boulot de Michel Gondry, fut-ce ses clips ou ses films (bon, j’avoue, je ne les ai pas tous vus, mais rien que le concept du prochain me botte déjà à mort). Et voilà qu’une interview de lui dans Écrans me fait d’un coup perdre pas mal d’illusions.

Quand mon fils est venu vivre à New York avec moi il y a quatre ans, il regardait la série Oz à la télé, un truc abject sur la vie en prison. Donc, j’ai résilié mon abonnement au câble et comme l’information sur les gros networks est vraiment pourrie, j’ai carrément arrêté la télé. De plus, j’ai interdit les jeux vidéo à la maison, j’ai trop vu les ravages que ça fait. Le jeu vidéo, c’est une stimulation immédiate, puis une descente du plaisir, ce qui pousse à recommencer jusqu’à en crever.

Comme quoi, on peut être un réalisateur doué, un artiste de talent, et raconter de la merde.

9 Commentaires »

Commentaire de bart

29/3/2007 @ 18:57

Hum… m’a tout l’air d’être un ancien “game addict” repenti, lui.


Commentaire de Ertaï

30/3/2007 @ 12:30

Quelle idée d’avoir des idoles, déjà…


Commentaire de equipollente

30/3/2007 @ 14:09

“Le jeu vidéo, c’est une stimulation immédiate, puis une descente du plaisir, ce qui pousse à recommencer jusqu’à en crever.”

Effectivement, je suis assez dégoutée quand j’entends les pourfandeurs du jeu vidéo, mais quand même là, il me semble qu’il y a un argument intéressant non ? L’idée du plaisir immédiat et de la reconduite, je me demande si il ne veut pas dire que le jeu vidéo est anti-créatif finalement et que c’est précisement ça qu’il veut interdire à son gamin. Même si c’est un peu radical, je trouve pas ça complétement faux.


Commentaire de Le hasard

30/3/2007 @ 14:29

Comme equipollente, j’allais commenter pour dire que si je trouvais la réaction d’interdire excessive (il vaut mieux réguler), je trouvais l’argument intéressant.


Commentaire de kwyxz

30/3/2007 @ 14:48

Mais en quoi son opinion du jeu vidéo (prise de plaisir, envie de remettre le couvert aussitôt terminé) ne devrait-elle pas s’appliquer aux films ? Aux DVD ? A la télévision ? À une attraction de fête foraine ? À la bouffe ? À l’alcool ? Au sexe ?

Et personne pour réagir à son avis bien étriqué sur Oz, quelle tristesse :'(


Commentaire de Le hasard

30/3/2007 @ 15:14

Ben elle s’applique à tout, hein, mais il est excessif, l’idée c’est plutôt de consommer avec modération.
Quant à Oz j’ai jamais regardé, je me vois mal défendre un truc que je ne connais pas – même si je me doute que sa vision est pas forcément la bonne.


Commentaire de equipollente

30/3/2007 @ 17:50

itou pour Oz. Par contre je suis pas tout à fait d’accord pour la comparaison avec l’art en général. Après c’est hyper personnel, mais pour moi, un bon film, un bon bouquin ou une chouette expo, ça me laisse toujours un moment de suspension ou je rêvasse et où je reflechis. Par contre, un jeu vidéo fini ne m’a jamais fait cet effet là. Pour moi un jeu vidéo, on le commence, on le termine, et on passe au suivant (et j’aime les jeux vidéos hein). Mais je reconnais quand même que l’art est constructif d’une manière que le jeu n’égale pas.

Par contre, d’accord pour l’attraction à la fête foraine et le sesks. Ce sont des plaisirs immédiats, comme le jeu.


Commentaire de F8Full

31/3/2007 @ 4:55

@ equipollente : Joue à Myst (et maintenant Uru), ou a Okami, ou a shadow of the colossus ;)
Et la liste pourrai être longue… tous les jeux ne sont pas de simples produits à consommer avant de passer au suivant.


Commentaire de Ertaï

2/4/2007 @ 15:59

Je m’inscris en faux par rapport à Equipollente.

Un film me laisse effectivement une impression de flottement pendant, allez, 5 minutes grand max après la fin du générique (je suis intégriste du générique, oui).

Je n’ai pas envie de revoir un film (le même ou un autre) immédiatement après.

Dans le cas du jeu vidéo, si je jouais le même temps qu’un film, il me faudrait non seulement de nombreuses séances pour terminer les jeux les plus longs (ce qui est finalement moins “consommation brute” qu’un film, et surtout il m’arrive d’imaginer la manière dont je sortirais de telle ou telle passe difficile entre les séances de jeux, alors qu’il m’arrive d’oublier complètement beaucoup de films que j’ai vus.

Dans la catégorie de jeux que j’aime bien (gestion/stratégie), le plaisir n’est pas forcément immédiat et continu, mais laisse au contraire après une bonne et longue partie un sentiment de travail bien fait (si on gagne, évidemment, parce que si on perd, on veut souvent recommencer immédiatement pour battre l’adversaire)

L’argument n’est pas intéressant justement parce qu’il est excessif, il est trop réducteur.


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